Incident à Charleroi: le directeur général André Desenfants fait temporairement un pas de côté

BRUXELLES, 20/08/2020. - Dans le cadre des événements qui se sont déroulés à l'aéroport de Charleroi en 2018, André Desenfants - directeur général de la police administrative, qui inclus la police aéronautique - a décidé de faire, temporairement, un pas de côté. Il sera remplacé, pour la durée de l'enquête sur les faits, par le commissaire divisionnaire Wald Thielemans.

"Je suis profondément affecté par les informations parues dans la presse ces dernières 24 heures sur les événements qui se sont déroulés à l'aéroport de Charleroi en février 2018. Tout d'abord, je tiens à exprimer mes sincères condoléances à la famille de la victime. Moi aussi, je suis profondément choqué et indigné par ce que j'ai vu et dû constater hier. Au moment des faits, j'étais déjà directeur général de la police administrative, dont la police aéronautique est l'une des directions. J'ai dû constater que je n’étais pas au courant des informations parues dans la presse. Dès que j'ai pris conscience de cela, j'ai pris mes responsabilités", dit André Desenfants.

Immédiatement après avoir pris connaissance, via la presse, des images, le directeur général a demandé un accès urgent au dossier judiciaire en cours afin d'avoir accès à l'ensemble des faits, qui font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire. Au même moment, il a chargé le service de contrôle interne d'une mesure d’ordre à prendre à l'égard de l'inspectrice concernée. En outre, une enquête a été ouverte sur le flux d’informations vers la hiérarchie afin d’identifier pourquoi le plus haut niveau de la Police Fédérale n’était pas en possession des informations nécessaires.

"Dans ce cadre, je me sens, pour l'instant, empêché d'exercer mon mandat. D'une part, à cause de l'enquête qui va faire toute la lumière sur cette affaire et que je veux laisser se dérouler en toute sérénité. D'autre part, parce que je suis personnellement très touché. J'ai donc demandé au commissaire général de me faire remplacer, pour le temps nécessaire".

Marc De Mesmaeker, commissaire général de la Police Fédérale, comprend cette réaction : "Je comprends cette demande et y ai dès lors accédé. Cela l’honore. Il confère ainsi à la notion de « responsabilité » un sens que je partage volontiers. Cela l’honore d’autant plus qu’il agit aussi dans l’intérêt de l’organisation et des nombreux collaborateurs et collaboratrices qui donnent chaque jour le meilleur d’eux-mêmes, de façon professionnelle et dans le respect de nos valeurs ; ce qui doit être par ailleurs souligné".

"Les faits d’il y a deux ans et demi rejaillissent inévitablement aujourd’hui sur nous tous. Nous réagirons en adultes et en professionnels, aussi difficile que cela puisse être. Nous allons les investiguer dans les moindres détails. C’est ce que chacun attend de nous et de votre commissaire général."