Surfons Tranquille : la génération Z et l’exposition aux risques

En ce mois de septembre, la chronique Surfons Tranquille d’Olivier Bogaert aborde un thème lié à la rentrée des classes : l’hyper-connectivité et le besoin d’exister chez les jeunes.

En cette première semaine de septembre, des milliers d’élèves effectuent leur rentrée. L’occasion de se pencher sur la génération Z (NdlR : nés à partir de 1995). Des jeunes hyper-connectés, ayant toujours connu Internet. « Cette génération a rapidement découvert YouTube mais s’est aussi appropriée toutes les applications disponibles comme Twitter, Instagram, Snapchat ou, récemment, TikTok. Des outils qui lui permettent de répondre à ce nouveau besoin qui la caractérise à savoir, le plaisir de l’immédiateté », résume Olivier Bogaert, commissaire à la Federal Computer Crime Unit. Ce dernier a souhaité appeler à la vigilance dans sa chronique. Désormais, tout devient accessible, sans contrainte ni limite. En découle : l’envie de se mettre en valeur au quotidien via des selfies, par exemple. « Ce besoin d’exister aux yeux des autres peut aussi les faire tomber dans le piège des challenges. Récemment, une de ces épreuves invitait celle ou celui qui était ciblé, à manger des gaufres ou des biscuits mais sans les libérer de leur emballage. Avec l’obligation de se photographier ou de se filmer et de publier… », dénonce le commissaire. Et Olivier Bogaert d’aborder un autre phénomène : l’exposition à la pornographie. «Via l’application TikTok, on a aussi vu des invitations poussant des jeunes filles à se mettre en scène et à prendre des poses langoureuses. Des comportements qui vont aboutir souvent au partage d’images sexuellement explicites. La nudité qui ne leur pose pas toujours problème puisque des images de ce type, ils peuvent les voir sur des sites pornographiques auxquels ils sont nombreux à accéder. »

Aborder la question avec votre enfant

Le commissaire de la Federal Computer Crime Unit évoque l’ouvrage « Parlez du porno à vos enfants avant qu’Internet ne le fasse ». « L’âge moyen du premier visionnage d’une vidéo porno est de 11 ans et, au terme de leur trois premières années en secondaire, 100 % des élèves confirment avoir vu du porno. Les images intimes, qu’ils vont diffuser, peuvent aussi entraîner moqueries et insultes. Un harcèlement qui pourra devenir permanent à cause de cet environnement numérique dont ils ne peuvent se passer », prévient Olivier Bogaert.

N’hésitez donc pas à parler du sujet et de ses risques avec votre enfant !