Délégué à la protection des données : un métier d’avenir, riche en apprentissages

Le 28 janvier se tient la Journée de la protection des données, ou « Data Protection Day ». L’occasion de mettre à l’honneur un collègue dont la mission est de protéger les données de sa direction. Grégory Vandenbulcke-Plasschaert est ce qu’on appelle « Data Protection Officer », ou délégué à la protection des données, pour la Police de la Route. Il nous explique les particularités de ce rôle. 

Délégué à la protection des données : un métier d’avenir, riche en apprentissages
Grégory Vandenbulcke-Plasschaert

La Police Fédérale se compose d’une grande variété de profils, dont environ 20% de cadres administratifs. Grégory Vandenbulcke-Plasschaert fait partie de ceux-ci. Titulaire d’un doctorat en sciences géographiques, il démarre sa carrière à l’Université Catholique de Louvain avant d’intégrer la Police Fédérale en tant qu’analyste stratégique en 2011. Quelques années plus tard, il devient chef du service Appui à la politique et coiffe une nouvelle casquette, celle de DPO. « Un mois à peine après mon entrée en fonction en 2016, le directeur m’a proposé de devenir DPO qui se nommait à l’époque “conseiller en protection de la vie privée“. J’ai vu dans cette opportunité une marque de confiance et un challenge stimulant », nous confie Grégory. 

Bien que son profil scientifique ne le prédestinait pas au droit, il n’a pas hésité une seconde. Et ce choix a été le début d’une aventure passionnante. « Le rôle du DPO est avant tout de conseiller et d’informer les collaborateurs sur leurs obligations en matière de protection des données personnelles. Concrètement, cela signifie répondre à toutes les questions liées à la vie privée, car nous traitons des données tous les jours : un simple fichier d’anniversaires ou une liste de numéros de GSM pour la planification des services est déjà un traitement de données personnelles. » 

Une grande variété de sujets 

Outre le travail d’information et de sensibilisation des collègues, le DPO coopère avec l’autorité de contrôle, veille à la réalisation de démarches administratives (analyses d’impact, déclarations de traitement…) et contrôle le respect de la réglementation. Ce dernier peut aller du simple avis à un audit des consultations dans les banques de données policières et non policières. « Si certains voient le DPO comme un “empêcheur de tourner en rond”, il est surtout un allié qui protège ses collègues et garantit le respect des droits de chacun. Tout repose sur la communication : faire comprendre que ce cadre n’est pas une contrainte, mais une sécurité pour tous. Ce qui me passionne dans cette fonction, c’est la diversité des sujets abordés : juridiques, technologiques, organisationnels… Chaque projet constitue une nouvelle découverte », nous explique-t-il. 

Cette fonction lui permet également d’étendre son réseau professionnel en collaborant avec de nombreux collègues (ressources humaines, ICT, logistique,…), mais aussi des sous-traitants ou d’autres institutions publiques. « Même si les aspects légaux étaient au départ un défi pour moi, j’ai trouvé un équilibre en explorant des thématiques variées et en rencontrant des collègues passionnants. La fonction s’adresse à celles et ceux qui apprécient le cadre légal, mais qui ont aussi des affinités avec les projets technologiques et informatiques. Chaque jour apporte son lot de nouveautés et nous pousse à sortir de notre zone de confort. Avec le recul, je peux affirmer que cette aventure est un véritable tremplin pour la suite d’une carrière professionnelle ! »