Classic 21 Sécurité : Retour progressif à la normale…

Au fur et à mesure que le temps passe, de plus en plus d’activités reprennent leur cours normal, ou quasi normal. Cela se ressent aussi dans le trafic. Il y a un peu plus de véhicules sur nos routes après chaque phase du déconfinement.

Par contre, comme de nombreuses personnes ont pris le pli du télétravail ou de modes de transport doux, la circulation se densifie sans pour autant mener à des encombrements comme on les avait avant le confinement. C’est bien entendu bénéfique à divers points de vue : moins de pollution, moins de stress, moins de temps passé sur la route. Mais attention à ne pas remplacer ces bienfaits par une augmentation des accidents graves. Le risque existe bel et bien, car qui dit circulation plus fluide, dit aussi des vitesses plus élevées.

On l’a d’ailleurs constaté pendant les mois de confinement intense. Il y a eu, à ce moment-là, moins d’accidents au total, mais d’une gravité plus importante. On pourrait voir aussi ce phénomène perdurer, voire s’amplifier. Si le nombre de véhicules à moteur augmente, mais que la circulation reste fluide malgré tout, ça fera plus de monde qui pourrait rouler potentiellement plus vite, voire trop vite. Alors que quand la circulation est à ce point dense qu’elle se voit ralentie, ce souci est bien entendu moindre.

Donc, plus que jamais, il faut rappeler à chaque conducteur de maîtriser ses ardeurs. Et puisque la plupart des trajets se font sans encombre à l’heure actuelle, on a d’autant moins de raison de pousser sur le champignon pour rattraper du temps perdu autrefois dans les bouchons.

C’est d’autant plus important que le nombre de personnes circulant à vélo ou sur des engins de déplacement, tels que les trottinettes, a lui augmenté en raison de la crise du coronavirus. C’est un élément qui doit également inciter les conducteurs de véhicules motorisés à redoubler de prudence. Plus que jamais, ils rencontreront des usagers vulnérables sur leur route !

Reviendra-t-on un jour à une circulation aussi dense qu’avant la crise du coronavirus ? Il est trop tôt pour le dire, mais si un pourcentage important de personnes continue à faire davantage de télétravail ou à privilégier des modes de déplacement doux, ça pourrait suffire pour ne plus retrouver une circulation aussi dense aux heures de pointe, et personne ne s’en plaindra.