Vaste opération policière menée dans toute la Wallonie, des armes saisies et plusieurs personnes interpellées
Depuis mercredi 07 octobre 2026, la police judiciaire fédérale de Namur a mené une importante opération visant à démanteler une organisation criminelle qui serait active dans le trafic d'armes.
Après une instruction de longue durée nécessitant d’importants moyens, les enquêteurs ont pu identifier plusieurs suspects résidant dans les régions de Namur, Tournai, Verviers et Binche.
16 perquisitions ont été exécutées dans plusieurs arrondissements avec l'aide des polices judiciaires fédérales de Liège, Charleroi, Brabant Wallon et Mons, lesquelles étaient renforcées par plusieurs dispositifs des unités spéciales, des maîtres-chiens, d'autres services centraux de la Police fédérale, ainsi que les Douanes.
Pas moins de 200 policiers ont été mobilisés pour ces vagues de perquisitions et d'arrestations.
7 personnes ont été privées de liberté et ont été entendues par les enquêteurs.
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont pu saisir 6 véhicules, de l’argent liquide (environ 60.000€), une vingtaine de pièces et lingotins d’or, ainsi qu’un véritable arsenal composé d'armes et d'explosifs.
Il est question notamment de
5 kilos d’explosif type TNT,
33 armes de poing,
44 armes longues de type fusil d’assaut,
113 chargeurs, de nombreuses pièces d’armes et environ 1000 munitions,
ainsi que du matériel militaire spécialisé type à savoir des lance-rocket et lance-missile, mitrailleuse, une mine antipersonnel, des obus, 10 grenades, et même un lance-flamme.
Pour des raisons évidentes de sécurité, les pièces saisies sont stockées dans un endroit sécurisé.
Depuis les arrestations, le juge d’instruction a délivré 4 mandats d’arrêt. Parmi les personnes privées de liberté, certaines ont déjà été condamnées pour des faits de même nature.
Aujourd’hui, la modification de la loi sur les armes et le nouveau Code pénal permettent de sanctionner plus sévèrement le trafic d’armes puisque les auteurs risquent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, et jusqu’à 15 ans s’ils sont en état de récidive.
La lutte contre le trafic d’arme est une priorité nationale dans la mesure où ce type de faits est de nature à nuire gravement à la sécurité publique.
L’enquête se poursuit pour déterminer le rôle de chacune des personnes interpellées, l’origine des armes saisies, et à quoi ou à qui ce type d’arme peut être destiné.
Communiqué de presse du Parquet de Namiur