Surfons Tranquille: Les dangers des smartphones en rue

Cette semaine, le commissaire Bogaert nous invite à nous questionner sur nos comportements. La consultation du smartphone en rue est pointée du doigt. 

Notre smartphone fait désormais partie intégrante de notre vie. Nos comportements ont, de ce fait, évolués. Les piétons ont, pour la plupart, les yeux rivés sur leur écran. « Ils se déplacent plus lentement, sans prêter attention à ce qui se passe autour d’eux. Ce qui peut entraîner des contacts imprévus entre piétons mais peut aussi avoir des conséquences plus graves lors de la traversée d’une rue », souligne Olivier Bogaert dans sa chronique “Surfons Tranquille”. 

Et le commissaire de la Federal Computer Crime Unit d’aborder les conclusions d’une enquête menée en France par la marque Ford auprès de 1003 personnes âgées de minimum 18 ans. Le constat est saisissant : « En tout, 65 % reconnaissent consulter leur téléphone en marchant sur le trottoir et même, en traversant la rue, sur un passage piéton. Lors d’une étude menée en 2015, on en était à 50 %. Et le chiffre explose lorsqu’on passe à la jeune génération puisqu’ils sont 91 % à reconnaitre continuer une conversation ou consulter l’écran, smartphone dans la main, en traversant la rue », déplore-t-il. 

Dans sa chronique, Olivier Bogaert cite un spécialiste des ressources humaines, Pierre Massot, interrogé par le journal “Le Parisien”. « Il expliquait que nos comportements sont régis par un moteur à réaction émotionnelle très binaire. Nous sommes tirés par le plaisir et poussés par la peur. » Le smartphone constitue dès lors le refuge idéal. « Il est toujours disponible, pour combattre la peur et l’ennui tout en nous procurant un certain plaisir de distraction. » 

Une désintoxication nécessaire  

De plus, nos applications nous incitent à consulter régulièrement notre smartphone en jouant sur la crainte de manquer un message ou une photo. « Et donc, nous restons collés à notre écran, ce qui peut nous mettre en danger si nous sommes en déplacement », prévient Olivier Bogaert. 

A l’approche des vacances, il est utile de diffuser un message de prévention, notamment auprès des jeunes générations. « Il y a peut-être là une belle occasion de passer par une petite phase de désintoxication numérique en aidant nos enfants à redécouvrir le plaisir d’observer leur environnement dans la vie réelle. Et, en tant qu’adulte, cela devrait nous faire du bien aussi », conclut le commissaire de la Federal Computer Crime Unit.