Sécurité : Visibles, plus que jamais !

Dans la nuit du 30 au 31 octobre, nous repasserons à l’heure d’hiver. Je n’oserais pas vous dire que ce sera le dernier changement de ce genre, même si on parle régulièrement de supprimer ce changement d’heure. Le résultat du retour à l’heure d’hiver est qu’il fera dès lors clair plus tôt le matin, mais a contrario, tout d’un coup, il fera aussi noir une heure plus tôt en fin de journée.

Photo by Behzad Ghaffarian on Unsplash

Ce changement brutal d’heure a malheureusement pour conséquence une augmentation du nombre d’accidents de piétons dans les jours qui suivent. Tant les piétons que les conducteurs semblent mettre du temps pour s’acclimater au changement. Les piétons ne se rendent sans doute pas assez compte qu’ils ne sont plus très visibles en fin d’après-midi, et les conducteurs ne constatent pas que les piétons sont tout à coup devenus invisibles.

C’est donc les deux parties qui se doivent de faire un effort. Les piétons doivent se souvenir qu’ils sont vulnérables en traversant dans l’obscurité, et qu’ils ne sont pas nécessairement aperçus suffisamment à temps. Dans les phares d’une voiture, un piéton habillé de sombre n’est visible qu’à une vingtaine de mètres. Quand on sait qu’il faut environ 25 m pour freiner et s’immobiliser à 50 km/h, on comprend tout de suite qu’il n’est même pas nécessaire que le conducteur roule très vite pour faucher un piéton tout de noir vêtu. Voilà pourquoi on recommande à un piéton qui veut être vu, de s’habiller de vêtements clairs, et encore mieux, d’ajouter des éléments réfléchissants. Et bien entendu de redoubler de prudence pour traverser.

Quant aux conducteurs, ils doivent rapidement retrouver l’habitude de rechercher la présence de piétons avec plus d’insistance qu’en pleine lumière. Notamment à l’approche d’un passage pour piéton, qui est un lieu où le piéton s’imagine trop souvent être parfaitement visible.

Rappelons que d’une manière plus générale, tous les conducteurs, y compris les cyclistes, doivent régulièrement vérifier que leur éclairage est propre et fonctionne parfaitement. C’est important toute l’année, mais c’est bien entendu en hiver que l’éclairage est le plus souvent sollicité. Il ne faut pas attendre non plus qu’il fasse noir pour l’utiliser : si le ciel est très gris, ou si le soleil est rasant, il est utile d’allumer ses feux. Pour les cyclistes qui veulent principalement se rendre le plus visibles, c’est la position clignotant qui est la plus intéressante. Pour ces derniers, une veste de sécurité est un réel plus, mais ne remplace pas l’éclairage.

 

Commissaire Olivier Quisquater
Police de la Route