Sécurité Routière : conduite économique
Dernièrement, nous avons parlé des moments où la loi oblige à couper le moteur quand on est immobilisé un moment. Et si nous allions plus loin en parlant des bons comportements pour consommer moins ?
Dernièrement, nous avons parlé des moments où la loi oblige à couper le moteur quand on est immobilisé un moment. Et si nous allions plus loin en parlant des bons comportements pour consommer moins ?
C’est ce qu’on appelle l’écoconduite, et quand elle est bien réalisée, elle favorise aussi une conduite plus sûre. Tout bénéfice donc !
La vitesse et le style de conduite : des leviers essentiels
Commençons par le sujet qui fâche, à savoir la vitesse. On peur rappeler que la consommation va vite augmenter quand on pousse trop sur le champignon.
Tout d’abord, dans l’absolu, les véhicules sont les plus économes à des vitesses entre 70 et 90 km/h. Au-delà, l’augmentation de la consommation se marque nettement, notamment à cause de la résistance de l’air. A titre indicatif, un test canadien a montré une augmentation de 20% de la consommation entre un même parcours à 100 ou à 120 km/h avec un moteur thermique. Et un autre test réalisé par des Belges aux mêmes vitesses, avec un véhicule électrique, montrait une différence encore plus grande de pas loin de 30%.
Donc réduire un peu sa vitesse sur les axes rapides vous permettra d’aller plus loin avec un plein ou une recharge. Mais ça ne s’arrête pas là. En effet, le style de conduite, le chargement ou encore l’entretien du véhicule sont aussi des facteurs importants.
Pour le style de conduite, il faut privilégier une conduite souple, sans accélérations inutiles, avec du respect pour les distances de sécurité, et en anticipant au maximum ce qui peut se passer devant pour ne pas devoir freiner trop fort. Ces aspects-là sont aussi enseignés en conduite défensive.
Alléger, entretenir et repenser ses trajets
On va aussi se débarrasser du poids inutile ou des accessoires qui prennent le vent. Ne laissez par exemple pas votre coffre de toit ou votre porte-vélo au-delà de leur temps d’utilisation.
Enfin, un véhicule bien entretenu, et avec des pneus à la bonne pression va aussi moins consommer.
Rien qu’en faisant un peu plus attention à tout cela, on peut déjà sensiblement limiter sa consommation, et en plus, on sera moins dangereux sur la route !
Enfin, on peut aussi rappeler que le trajet qui consomme le moins est celui qu’on n’effectue pas. Par exemple, évitons de sortir plusieurs fois par jour pour des petites courses, pensons à les regrouper. Ca demande un peu d’organisation, mais tout le monde y gagnera. Et puis il y a tous les autres modes de déplacements moins gourmands, voire pas du tout gourmands, qui sont parfois utilisables à la place de sa voiture, mais qu’on néglige par facilité : la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage.
Commissaire Olivier Quisquater
Police de la Route