L’utilisateur reste le meilleur rempart contre le piratage

Les attaques informatiques visant à installer un logiciel rançonneur se multiplient. Méfiez-vous des mails accompagnés de fichiers. Et n’oubliez pas que la première protection contre le piratage reste l’utilisateur lui-même !

Ce début d’année coïncide avec la publication des analyses concernant les tendances en matière de cyber-sécurité. L’occasion d’établir un bilan et de revenir sur certains conseils.

En effet, les attaques visant à installer un logiciel rançonneur pour bloquer des infrastructures informatiques se multiplient. « Ces attaques vont notamment s’appuyer sur plusieurs techniques comme les failles des outils de gestion au sein des entreprises. De la sorte, l’intrusion permettra, par exemple, de désactiver les processus de sauvegarde. Ce qui pourra avoir des conséquences très importantes si l’entreprise est complètement bloquée par le cryptage de ses données », explique le commissaire Olivier Bogaert de la Federal Computer Crime Unit.

La collecte des données se fait notamment via nos smartphones, utilisés également dans le cadre du travail. Veillez à rester attentifs aux fichiers qui vous sont proposés. « Habituellement, un mail est accompagné d’un .doc ou d’un .pdf mais la présence de malwares a été mise en évidence au sein de fichiers audio .WAV, alors qu’ils sont utilisés depuis des dizaines d’années et qu’ils sont classés comme très sûrs. Et ils ne sont pas seuls puisque les JPEG, les PNG ou encore les GIF sont également référencés comme outil pour aider à l’installation de ces virus », prévient le commissaire.

L’utilisateur comme meilleur obstacle

Très à la mode ces derniers mois, les deepfakes sont de plus en plus utilisées pour permettre l’intrusion des pirates. « Ceux-ci diffuseront des vidéos ou des enregistrements audio trafiqués dans lesquels les employés ciblés verront ou entendront des messages de leurs patrons. Et en ouvrant le fichier concerné, ils permettront l’installation du logiciel rançonneur. »

Néanmoins, gardez à l’esprit que le maillon faible de l’environnement numérique se trouve entre l’écran et la chaise… « Il est très important que nous restions attentifs aux contenus qui nous seront proposés car une grande partie de cette sécurité numérique est liée à notre comportement », conclut Olivier Bogaert.