La PJF de Flandre orientale démantèle un laboratoire de drogues de synthèse appartenant à un groupe criminel international

La Police Judiciaire Fédérale (PJF) de Flandre orientale a mis hors d’état de nuire un groupe international qui avait installé un laboratoire de fabrication de drogues de synthèse à Assenede. Le laboratoire a été démantelé, et plusieurs suspects ont été appréhendés, dont neuf en Belgique et deux aux Pays-Bas. 

La PJF de Flandre orientale démantèle un laboratoire de drogues de synthèse appartenant à un groupe criminel international

Sur ordre du parquet de Flandre orientale, la PJF de Flandre orientale a mené une enquête sur une bande spécialisée dans le trafic de drogues de synthèse. Le parquet a par la suite requis le juge d’instruction de Gand en vue de la poursuite de l’enquête. 

Les investigations ont mis au jour une bande soupçonnée de fabriquer des drogues de synthèse dans un hangar à Assenede. 

À la demande du juge d’instruction, cinq perquisitions ont été menées le 2 février tôt le matin, dont deux aux Pays-Bas. La PJF a été épaulée pour l’occasion par les Unités spéciales de la Police Fédérale et par les zones de police Knokke-Heist, Assenede-Evergem et Meetjesland-Centrum. 

Un vaste laboratoire professionnel a été découvert dans une ferme à Assenede. La Clanlab Response Unit (CRU) de la Police Fédérale s’est rendue sur les lieux pour le démanteler, avec l’aide de la protection civile. Construit et aménagé de façon professionnelle, le laboratoire était équipé de toutes les installations nécessaires à la production de drogues de synthèse. D’importantes quantités de précurseurs ont été découvertes sur le site. 

Des perquisitions ont également eu lieu aux Pays-Bas, à Knokke-Heist et à Sint-Laureins. 

L’intervention du 2 février a permis d'appréhender neuf suspects en Belgique et un autre aux Pays-Bas. Le 4 février, un deuxième suspect a été arrêté, toujours aux Pays-Bas, sur la base d’un mandat d'arrêt européen délivré par le juge d’instruction. 

Depuis lors, le juge d'instruction a :

  • placé trois suspects sous mandat d’arrêt ;
  • libéré deux suspects sous conditions strictes ;
  • remis en liberté quatre suspects ;
  • fait procéder à l’arrestation de deux suspects aux Pays-Bas en vertu d’un mandat d'arrêt européen.

 

Les équipes ont par ailleurs saisi cinq véhicules, deux armes à feu chargées, plusieurs dizaines de milliers d’euros et des brouilleurs d'ondes (jammers).
 


Laboratoires clandestins en Belgique – appel à signaler les situations suspectes 


En Belgique, 41 laboratoires clandestins de fabrication de drogues ont été découverts l’année dernière. Une grande partie de ceux-ci servaient à la production de drogues de synthèse, telles que les amphétamines ou la MDMA. Ces dossiers présentent généralement un lien avec les Pays-Bas. Comme on l'observe pour les plantations de cannabis, les organisations criminelles produisant ce type de drogues sont constamment à la recherche de nouveaux sites pour y installer des laboratoires. 

Les laboratoires clandestins représentent un danger à la fois pour la santé publique et pour l’environnement. Les substances chimiques peuvent être nocives pour les personnes qui entrent en contact avec elles et pour celles qui consomment le produit final. Les déchets liés à la production sont déversés illégalement, ce qui entraîne une pollution des sols, des cours d’eau et des eaux usées. De cette façon, ces substances peuvent également pénétrer dans notre chaîne alimentaire. 


Il est important que les citoyens soient vigilants par rapport à cette problématique. Il leur est conseillé d’avertir la police s’ils soupçonnent qu’un laboratoire de drogues a été installé en un endroit précis. Les éléments suivants doivent les alerter : augmentation du nombre de passages en direction de hangars ou d'autres bâtiments, transport de fûts et de bidons, fortes odeurs de produits chimiques...