Classic 21 Sécurité : Stop, c'est stop !

S’il y a un panneau important mais à la fois mal respecté, c’est le signal stop. Ce mot de 4 lettres placé au centre d’un panneau rouge, la couleur de l’autorité, sonne comme un ordre clair et impératif mais n’est pourtant pas pris assez au sérieux par de nombreux conducteurs.

La règle est pourtant simple : en présence d’un signal stop, il faut marquer l’arrêt à hauteur de la ligne d’arrêt s’il y en a une, ou du signal s’il n’y a pas de ligne d’arrêt, et il faut bien entendu bien regarder de tous côtés et céder la priorité. A la différence de céder le passage, il faut donc absolument se retrouver complètement immobilisé même si on pense que la voie est libre. Et c’est là que ça pose problème. Quand il s’agit de tourner à gauche, l’arrêt est relativement bien respecté, mais quand il s’agit de virer à droite, les conducteurs agissent souvent comme s’il s’agissait d’un simple céder le passage et ne marquent l’arrêt que si vraiment ils pensent que la voie n’est pas libre.

Mais si le gestionnaire de voirie a placé un stop plutôt qu’un céder le passage, c’est qu’il estime qu’un vague coup d’œil à gauche ne suffit pas pour assurer la sécurité au carrefour en question. Un bel exemple, c’est quand il y a une piste cyclable bi-directionnelle qui traverse un carrefour. Dans ce cas, le gestionnaire de voirie préférera toujours un stop à un céder le passage pour assurer la sécurité des cyclistes, surtout ceux qui arrivent de la droite au carrefour. C’est de l’inconscience pure et simple de ne pas marquer l’arrêt dans ces conditions et de jeter un œil tant à gauche qu’à droite. Pourtant, par expérience, on constate que certains conducteurs ne se rendent pas compte du danger que représente le fait de ne pas respecter un arrêt complet pour les cyclistes. Dans d’autres cas, on préférera un signal stop au céder le passage parce que la visibilité n’est pas bonne, et là aussi, s’arrêter et bien regarder est alors indispensable.

Rappelons enfin que ne pas respecter un signal stop est une infraction de 2e degré, punissable d’une amende minimale de 116€.