Attention : des escrocs peuvent se faire passer pour vos proches ou connaissances

L’usurpation d’identité est particulièrement utilisée par les escrocs. Elle consiste notamment à se faire passer pour vos proches ou connaissances, par exemple sur Messenger. Vérifiez bien l’identité des personnes avec qui vous discutez.

Attention : des escrocs peuvent se faire passer pour vos proches ou connaissances

« Salut, ça va ? Est-ce que je pourrais avoir ton numéro de téléphone ? C’est assez urgent. »

Ce type de demande envoyée via Messenger, l’application de discussion de Facebook, semble anodine. Et pourtant, elle peut cacher une escroquerie.

Votre contact évoquera la participation à un concours, un téléphone bloqué ou encore perdu. 

Si vous acceptez, vous recevrez alors un code PIN que votre contact vous demandera de lui communiquer.   

Pourquoi une telle manœuvre ? Un pirate a en fait pris possession du compte Messenger de votre « ami.e » ou en a créé un nouveau et s’en sert pour récupérer un code qui lui permettra ensuite d’accéder à votre forfait de téléphone et donc d’effectuer des achats en supplément de votre forfait mobile…
 

Renseignez-vous

Si l’on vous aborde avec cette demande de communiquer votre numéro de téléphone, restez sur vos gardes, d’autant plus si la personne vous contacte peu. Notez par ailleurs qu’il est possible de limiter vos payements mobiles en vous rendant dans les paramètres de votre application de téléphonie. Vous pourrez ainsi définir une limite mensuelle ou encore bloquer les numéros surtaxés. 

 

Comment repérer l’usurpation d’identité ? 

L’usurpation d’identité est utilisée dans différentes situations : pour commettre des activités illégales, nuire à une réputation, dérober des données personnelles ou de l’argent.

Généralement, un faux compte se repère à plusieurs indices : il a été créé récemment, n’affiche pas beaucoup de publications ni d’amis, les photos de profil sont issues de bases de données d’images ou réalisées à l’aide de l’intelligence artificielle et les commentaires d’autres utilisateurs se font rares. Bien souvent, ces faux profils vous envoient rapidement un lien suspect ou une demande d’argent en insistant et en jouant sur l’urgence. Ne réagissez pas !

Vous avez un doute sur une identité ? Renseignez-vous pour savoir si votre contact est réellement à l’origine du message, posez-lui une question à laquelle il est le seul à pouvoir répondre. Appelez la personne directement sur son téléphone pour voir si elle répond, ou demandez-lui de vous envoyer une preuve de son identité, par exemple une vidéo d’elle effectuant un geste particulier ou prononçant une certaine phrase. Attention néanmoins aux deepfakes (nous vous expliquons ici comment les repérer).

 

Que faire ?

Si vous avez repéré un faux compte, surtout, signalez-le. Sur Facebook, cliquez sur les trois points à droite de la photo de couverture, cliquez sur « Signalez le profil » puis sur « Quelque chose à propos de ce profil », « Une publication spécifique » ou « Signalez comme illégal » et suivez les étapes.

Pareil pour Instagram et X : rendez-vous sur le profil, cliquez sur les trois points à côté du nom, puis sur « Signaler » et « Signaler le compte » et « Il usurpe l’identité d’un tiers » ou « C'est une usurpation d'identité ».

« Lors d’un signalement, n'hésitez pas à ajouter un maximum de détails permettant au modérateur de bien comprendre le problème et donc de réagir adéquatement. Si l'usurpation n'est pas claire, il est possible que la fraude ne soit pas correctement identifiée et traitée », précise le commissaire Christophe Axen, directeur adjoint de la Regional Computer Crime Unit de la PJF de Liège.

 

Et par mail ?

Il vous est possible également de signaler les mails de fraude directement depuis le message.

Pour votre adresse Gmail, cliquez sur « Plus » (trois points) à côté de « Répondre », puis « signalez comme hameçonnage » et signalez-le à Google via leur formulaire. 

Pour Outlook, vous pouvez faire de même en sélectionnant le message et en appuyant sur les trois points ou sur « Courrier indésirable », puis « Hameçonnage » / « Signaler ».