Direction centrale de la police technique et scientifique

Cette direction traite les matières de police technique et scientifique. Elle se charge de la politique en rapport avec les matières forensiques qui traitent des indices matériels des enquêtes menées par les services de recherche des polices locales et fédérale.

Missions 

La Direction centrale de la police technique et scientifique (DJT) est une unité spécialisée au sein de la Police Fédérale.  Elle effectue des missions de soutien et d'expertise forensique au profit de la police intégrée, des autorités judiciaires et administratives ainsi que de ses autres partenaires externes.

 

Vision et ambitions

Dans une culture d'initiative, de coopération et d'esprit critique, la DJT veut, d’une part, continuer à développer des compétences fortes (en matière d'identification biométrique, d'analyse comportementale et d'expertises médico-légales spécialisées) pour soutenir les enquêtes judiciaires et criminelles et, d’autre part, formaliser le soutien non opérationnel de coordination offert aux PJF (CSI et FPL) et aux autres partenaires. Dans tous les processus, nous nous concentrons sur les normes de qualité, certifiées si possible.

Nous adoptons une approche consciente de nos compétences, en les renforçant si nécessaire, et sans jamais cesser d'innover. Notre offre de services et d’appui pour la GPI, la Justice et nos autres partenaires témoigne de notre conviction de vouloir offrir une valeur ajoutée.

 

Valeurs

Pour réaliser ceci, et dans l’esprit du code de déontologie et des valeurs de la Police Fédérale, nous agissons tout particulièrement avec :

  • Esprit de service
  • Fierté
  • Flexibilité
  • Intégrité
  • Ouverture d’esprit
  • Respect

 

Fonctionnement

Le directeur est assisté directement par un conseiller politique (chargé de communication) et par le secrétariat de direction.

Sous la supervision directe du directeur, il y a 3 divisions (Coordination Opérationnelle, Gestion et Stratégie & Politique) qui ont une autorité fonctionnelle sur les 9 services opérationnels de DJT.

Organigramme

 

Divisions

 

Division Coordination Opérationnelle

Division Coordination Opérationnelle
La Division Coordination Opérationnelle supervise les processus de travail opérationnels, détermine les critères d’intervention, contrôle la qualité du travail fourni, produit des statistiques d’activité opérationnelles, etc., en coopération avec les services opérationnels BIS (Biometric Identification Service), GWSC (Sciences du Comportement), DVI (Disaster Victim Identification), FACIAL (portraitistes), OCRF (Office Central pour la Répression des Faux) et le service EXPERTISE.

 

Division Gestion

Division Gestion
La Division Gestion assure les missions de gestion spécialisées dans les domaines de la police technique et scientifique au profit de la DJT et des laboratoires des PJF. Elle est responsable des budgets, du personnel, de la logistique, de l’informatique et du bien-être au sein de la direction. Elle est également le point de contact national pour les laboratoires de la Police Technique et Scientifique.

 

Division Stratégie et Politique

Division Stratégie et Politique
La Division Stratégie et Politique est composée des services PROJETS, QA (Quality Assurance)/ QC (Quality Control) et chapeaute le service EXPERTISE.
Le service PROJETS assure le suivi de projets stratégiques dans le domaine de la police technique et scientifique.
Le QA/QC s’occupe de la mise en œuvre de plans d’assurance qualité, de contrôles qualité et de la réalisation d’analyses de risque.

 

Services

 

Service AUDIO

service AUDIO
Les activités d’expertise du service AUDIO se situent au niveau de l’amélioration de l'intelligibilité des enregistrements sonores (filtrage), de l’analyse auditive des enregistrements sonores ainsi que de l'analyse en temps et en fréquence (par exemple pour vérifier si les enregistrements ont été manipulés ou non).

service AUDIO

 

Service VIDEO

service VIDEO
Les activités du service VIDEO consistent en l’amélioration d’images utiles à une enquête judiciaire, l’identification d’objets (plaques d’immatriculation, modèles de véhicules, armes,…) ou de personnes (tenue vestimentaire, chaussures, tatouages,…), la conversion de fichiers vidéo d’un format digital vers un autre ou l’extraction de données vidéo à partir de systèmes de vidéosurveillance complexes ainsi que la comparaison vidéo.

 

Biometric Identification Service (BIS)

BIS (Biometric Identification Service)
Ce service gère la banque de données nationale des empreintes digitales judiciaires. Il se charge de la collecte, du traitement et de l'exploitation des fiches dactyloscopiques, via un système automatique d'identification des empreintes digitales.

Ces empreintes enregistrées peuvent être utilisées, d'une part, pour identifier des personnes à partir des bases de données et, d'autre part, pour être comparées avec des traces de doigts relevées par les unités d'enquête sur les scènes de crime.

Ce service effectue également des comparaisons faciales.

BIS

 

Disaster Victim Identification (DVI)

DVI
Ce service d’appui est chargé de l’identification de personnes décédées difficilement identifiables ou incapables de s’identifier en cas de catastrophe ou dans le cadre de ses missions journalières d’identification.

Les principales tâches du DVI sont, entre-autre, les suivantes :

  • rédaction d’un ante mortem (données descriptives recueillies auprès des proches, des médecins et dentistes traitants), par exemple en cas de disparition inquiétante ;
  • rédaction d’un post mortem (données recueillies sur et autour du corp de la victime), par exemple en cas de découverte de restes humains ;
  • opération de Necrosearch (détecter et récupérer un corps caché ou enfoui) ;
  • organisation de recherches à grande échelle à l'aide de moyens spéciaux ;
  • spéléologie pour récupérer un corps ou faire des constatations dans des endroits difficiles d'accès ;
  • intervention lors de catastrophes en Belgique ou à l’étranger pour l’identification des victimes.

 

EXPERTISE

Expertise
Ce service est actif dans plusieurs domaines spécifiques de l'enquête forensique.

Les tâches principales sont :

  • la morpho-analyse des traces de sang (discipline basée sur l’observation, la description et l’interprétation des traces de sang sur la scène de crime afin de déterminer les évènements qui s’y sont déroulés et comment ceux-ci se sont succédés) ;
  • la réalisation de comparaisons spécifiques (oreilles ou objets trouvés sur les suspects) avec des traces spécifiques et/ou avec la base de données nationale permettant de lier un individu à un ou plusieurs faits ;
  • d'autres recherches peuvent être effectuées sur demande (comparaison de traces de pieds nus, de pneus, de gants, …);
  • l’exploitation de la banque de donnée nationale contenant des traces (de chaussures, de gants, de pneus, d'oreilles, de pieds,… ) afin d'établir d’éventuels liens entre différents crimes et délits ; et si possible d'établir des liens avec les suspects.

EXPERTISE

 

Portraitistes (FACIAL)

FACIAL
La tâche la plus importante des portraitistes est d’esquisser le portrait (au crayon et papier ou avec une tablette) d’un suspect lors d’un entretien avec la victime ou le témoin d’un crime.

Ils donnent également un appui à l’enquête et sont experts dans l’identification d’une personne décédée par la réalisation d’un dessin post-mortem du visage ainsi que la reconstruction faciale (2D et 3D) d’une personne décédée sur base d’un crâne et des informations des autres partenaires experts. 

 

 Sciences du Comportement (GWSC)

Ce service est composé de 4 sections : l’Analyse Comportementale (GAC), la Polygraphie (POLY), la Technique d’Audition audiovisuelle de Mineurs victimes ou témoins (TAM) et l’Analyse Mœurs (ZAM-ViCLAS).

Les quatre sections peuvent assurer la liaison entre elles et offrir un appui supplémentaire à une autre section en plus de leurs propres tâches et missions spécifiques. L'objectif commun est de contribuer à trouver la vérité et à résoudre des crimes et délits.

 

Analyse Comportementale (GAC)

GAC
Les analystes comportementaux offrent un appui scientifique à l'enquête et permettent de faciliter l'établissement de priorités et/ou d'affiner certaines approches. L'analyse de profil d’auteur est sans aucun doute l'application la plus connue mais l'appui à l'audition constitue certainement l'une de leurs contributions majeures au travail d'enquête. Les membres de la section peuvent également évaluer le risque de passage à l'acte au départ de lettres ou de comportements (menaces, extorsion et harcèlement). Ils contribuent également au développement de la recherche.

 

Polygraphie (POLY)

POLY
Le test polygraphique est une technique particulière d'interrogatoire policier faisant l'objet d'un enregistrement audiovisuel et permettant de vérifier la véracité de déclarations, au travers d'une procédure psychophysiologique, grâce à l'enregistrement de paramètres physiologiques sous la forme de graphiques. Le résultat obtenu constitue une aide à l'enquête mais ne se substitue en aucun cas à elle, chaque élément devant être étayé par d'autres éléments obtenus durant l'enquête. L'audition réalisée à l'aide du polygraphe se déroule en 3 phases et prend 3 à 4 heures.

 

Technique d’Audition audiovisuelle de Mineurs victimes ou témoins (TAM)

TAM
La section TAM est le point de contact national pour tout ce qui a trait à l’audition judiciaire des mineurs victimes ou témoins. Sa mission est de contribuer à l’obtention d'informations plus complètes et plus exactes à propos de crimes et délits impliquant un mineur, et ce en garantissant une approche adaptée à celui-ci. Dans le cadre de cette mission, la section veille principalement à la qualité et à la standardisation des techniques utilisées au sein des différentes équipes d'enquêteurs, effectue un travail de recherche, de formation et d'information et fournit un appui méthodologique et matériel.

 

Analyse Mœurs (ZAM-ViCLAS)

ZAM
Les analystes de cette section encodent les faits relatifs aux crimes à motivation sexuelle dans une base de données nationale d'experts. L'accent est mis sur le comportement et la motivation physique, verbale et sexuelle de l'auteur de l'infraction. Leur expertise et leur appui incluent la recherche de liens potentiels entre un nouveau fait et ceux déjà encodés. Si les faits ont un caractère international, la section ZAM-ViCLAS collabore avec d’autres pays.

 

Office Central pour la Répression des Faux (OCRF) - Bureau "Documents" (OCRF.D)

OCRF.D
Le bureau "Documents" est le point de contact (inter)national pour les faux documents et est principalement actif dans le domaine de l'authentification des (faux) passeports, cartes d'identité et permis de conduire de tous les pays. L’analyse d’autres types de documents fait également partie de leur expertise. L'OCRF.D entretient des contacts avec divers partenaires internes et externes et apporte son expertise par le biais d'un soutien technique ou opérationnel et de formations.

 

Office Central pour la Répression des Faux (OCRF) - Bureau "Money" (OCRF.M)

2.	Bureau “Money” (OCRF.M)
Le bureau "Money" travaille de concert avec la Banque Nationale de Belgique ainsi qu’avec le Centre National d’Analyse des Pièces pour la contrefaçon de pièces en euro. De façon plus accessoire, ce service s'occupe de phénomènes tels que la contrefaçon de devises étrangères, de métaux précieux (argent, or, platine, …) et de chèques. L'OCRF.M entretient des contacts avec divers partenaires internes et externes et met son expertise à disposition par le biais d'un soutien technique ou opérationnel et de formations. Il est le point de contact (inter)national pour la contrefaçon monétaire.

bureau "Money"

 

Partenariat

La Direction centrale de la police technique et scientifique a des partenaires aussi divers que variés.

En tant qu’unité d’appui spécialisé, nous collaborons avec l’ensemble des services de police (aussi bien locaux que fédéraux).

Nos autres partenaires nationaux sont les Services Publics Fédéraux (SPF) :  SPF Justice (Institut Nationale de Criminalistique et de Criminologie, Établissements Pénitentiaires,…), SPF Intérieur (Office des étrangers, Centre de Crise National, Institutions et Population, Protection civile…), SPF Affaires étrangères, SPF Sécurité sociale (ONSS,…), SPF Santé publique,…

Citons également la Défense, la Banque Nationale de Belgique, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, la Sûreté de l’État, la Croix rouge,…

À l’international, nous avons comme partenaire Europol, Interpol, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (FRONTEX), la Police montée royale du Canada, la Sûreté du Québec, le FBI, …

 

Profils et compétences 

La Direction centrale de la police technique et scientifique (DJT) est composée aussi bien d’opérationnels que de civils avec chacun des grades et profils différents.

Cela va de l’inspecteur au commissaire divisionnaire pour le premier groupe et du niveau « sortie des secondaires » au master pour les seconds.

A titre d’exemple, voici une liste non-exhaustive de diplômes et/ou compétences intéressants pour travailler à la DJT :

  • archéologie
  • anthropologie
  • biochimie
  • biologie
  • chimie
  • communication
  • compétences audiovisuelles
  • criminologie
  • dessinateur
  • droit
  • études artistiques
  • gestion documentaire
  • informatique
  • management de projets
  • psychologie
  • secrétariat

 

Au vu de la diversité de nos services, les qualités recherchées chez nos membres sont également diverses et variées :

  • capable d’esprit d’équipe
  • capable de travailler seul et isolé
  • communicatif
  • consciencieux
  • convaincant
  • créatif
  • discret
  • esprit analytique
  • ingénieux
  • loyal
  • minutieux
  • observateur
  • ouvert d’esprit
  • patient
  • résistant au stress
  • rigoureux
  • sociable

 

Plus d'informations ...