Trafic de cocaïne via le port d’Anvers : chiffres annuels de la Police Fédérale et de la justice

En 2025, la Police Fédérale et les parquets d’Anvers et de Flandre orientale ont poursuivi leur lutte contre le trafic maritime de cocaïne via le port d’Anvers. La Police de la Navigation a procédé à plus de 200 arrestations liées à la drogue dans la zone portuaire ; les personnes arrêtées étaient en majorité des « extracteurs ». Le service de recherche de la Police de la Navigation a ouvert 96 dossiers en lien avec la drogue. 

Trafic de cocaïne via le port d’Anvers : chiffres annuels de la Police Fédérale et de la justice

La Police Judiciaire Fédérale d’Anvers, quant à elle, a enquêté sur 160 nouveaux dossiers liés au trafic international organisé de cocaïne transitant par le port maritime. Au total, 242 condamnations ont par ailleurs été prononcées par la justice dans des dossiers d’importation de drogue par le port.

Police de la Navigation

En 2025, la Police de la Navigation a procédé à un nombre record d’arrestations liées à la drogue dans la zone portuaire d’Anvers, tant sur la rive gauche que sur la rive droite : au total, 207 personnes ont été arrêtées, dont 191 extracteurs et 6 individus qui s’étaient dissimulées dans un conteneur de Troie.

Sur les 207 personnes arrêtées, 41 étaient des mineurs d’âge ; 24 d’entre eux étaient de nationalité néerlandaise, les autres étant principalement de nationalité belge.

À titre de comparaison : en 2024, la Police de la Navigation a arrêté 128 personnes en lien avec le trafic de drogue, dont 98 extracteurs et 13 personnes dans un conteneur de Troie. Sur les personnes arrêtées, 16 étaient des mineurs d’âge.

Les extracteurs arrêtés au port sont systématiquement mis à disposition du parquet et présentés devant le juge d’instruction ou le juge de la jeunesse.

Le service de recherche de la Police de la Navigation d’Anvers a ouvert l’année passée 96 dossiers « drogue », dont la majorité concernaient des opérations d’extraction. La recherche de la Police de la Navigation travaille en étroite collaboration avec la Police Judiciaire Fédérale, qui se concentre plus spécifiquement sur les structures dirigeantes des organisations criminelles et leurs biens.

Le Port Intelligence Desk de la Police de la Navigation compte actuellement 10 membres du personnel. Maillon essentiel dans l’échange et le traitement d’informations entre les différents services de sécurité et d’autres partenaires, ce service a sensiblement amélioré la position d’information de la Police de la Navigation l’année passée.

Police Judiciaire Fédérale

En 2025, la Police Judiciaire Fédérale d’Anvers a ouvert 160 dossiers liés au trafic maritime de cocaïne via le port.

Dans ses enquêtes, la PJF cible tout particulièrement les structures dirigeantes des organisations criminelles, ainsi que les intermédiaires chargés de recruter et de diriger les personnes qui exécutent les opérations d’extraction de drogue et commettent des faits de violence ou de blanchiment. L’accent est mis sur le blanchiment d’argent et la détection des biens acquis illégalement. Grâce à sa position d’information, la PJF réalise également de nombreuses saisies de drogues, principalement de cocaïne.

En 2025, un total de 140 suspects dans des dossiers – nouveaux ou en cours – de la PJF d’Anvers ont été arrêtés et fait l’objet d’une audition Salduz 4.

Justice

En 2024, le tribunal d’Anvers et le tribunal de Flandre orientale, qui sont tous les deux compétents pour la zone portuaire, ont traité pas moins de 80 dossiers liés à l’importation de drogue via le port d’Anvers. Ces 80 dossiers ont débouché en tout sur 242 condamnations, ainsi que sur des peines équivalant à 918 années d’emprisonnement et 4 660 200 euros d’amendes ; un total de 402 963 839 euros ont par ailleurs été confisqués et 1 705 années d’interdiction de port ont été infligées.

Le Stroomplan 2.0, dont la table stratégique est présidée par le ministère public, mise plus que jamais sur une approche en chaîne et une coopération multidisciplinaire entre les services de police, la douane, les services d’inspection (sociale), les autorités administratives, etc. dans le but commun de déstabiliser le plus possible les organisations criminelles.