Teamwork de première catégorie

Quand votre collègue va au feu pour vous (et vice versa)

Le travail d'équipe est d'une importance capitale à la police, à plus forte raison au sein des troupes d'élite de DSU, la Direction des unités spéciales. Vous les connaissez sûrement, ce sont ces unités lourdement armées que vous pouvez parfois voir au journal télévisé lors de prises d'otages ou d'enlèvements. Auparavant, on les connaissait sous le nom de groupe « Diane » ou « Escadron spécial d'intervention ». « Tu n'hésites pas à aller au feu pour tes équipiers, tout en sachant que ceux-ci feront exactement pareil pour toi. »

MARK Magazine a rencontré un membre chevronné de ces special units, les unités spéciales de la Police Fédérale, qui n'interviennent que dans des circonstances bien précises, comme lors d'enlèvements ou de prises d'otages. On a également pu apercevoir ces unités lors de l'opération menée à Verviers contre des terroristes présumés. « Les interventions de ce type sont les plus marquantes, notamment en raison de la présence des médias. Mais nous en effectuons beaucoup d'autres, comme des arrestations ou des perquisitions. Ces dernières sont parfois planifiées, mais il arrive aussi que nous soyons appelés dans l'urgence pour des interventions. On ne sait jamais quand cela va se passer, et chaque intervention est différente », raconte un membre de DSU.

Critères

Les critères en vigueur pour intégrer cette équipe d'élite - le rêve de bon nombre de jeunes - sont divers et variés. « Naturellement, nos membres doivent être en parfaite condition physique. Ils sont sélectionnés au moyen d'épreuves physiques comprenant par exemple un combat. On les teste durant une semaine. » Par ailleurs, l'aspect mental est bien sûr également important. « Il faut être extrêmement résistant au stress. Nos épreuves sont donc également axées sur ce point. Nous simulons des conditions de stress, notamment au-dessus du vide », poursuit-il.

Autre élément important : l'aspect social. Un job dans les unités spéciales n'est pas sans conséquences sur la vie familiale. « Il faut être disponible, y compris aux moments les plus inattendus. Mais il est parfaitement possible de combiner ce job avec une vie de famille. L'aspect social au sein même du team est également essentiel. Il faut vraiment être un animal grégaire », explique notre interlocuteur. « Après des années d'expérience et d'entraînement tous ensemble, nous sommes tous parfaitement sur la même longueur d'ondes. Et même si notre travail requiert le plus grand sérieux, nous pouvons, en tant que groupe, en tirer beaucoup de plaisir. »

La confiance est la base de tout

La confiance est bien entendu primordiale. Celle-ci est éprouvée lors de la formation et des épreuves de sélection, par exemple par le biais de simulations et d'interventions. « Durant ces tests et les premières interventions, on remarque assez vite si l'on a affaire à quelqu'un sur lequel on peut compter », souligne-t-il. « Il faut être sûr de son collègue à 100 %. Cela vaut évidemment aussi pour d'autres professions, mais en ce qui nous concerne, certaines situations nous mettent parfois en danger de mort. Tu n'hésites pas à aller au feu pour tes équipiers, tout en sachant que ceux-ci feront exactement pareil pour toi. Nous avons déjà sauvé des vies humaines, y compris celles de collègues. »

Texte: William Visterin

Cet article est paru initialement dans Mark Magazine 31