Sécurité routière : dans la foulé du Blue Monday

Le 19 janvier, c’était le Blue Monday, c’est-à-dire le jour soi-disant le plus déprimant de l’année. Mais on ne va pas parler déprime, mais de fatigue, ce qui a bien entendu un lien.

Sécurité routière : dans la foulé du Blue Monday

Déprime et  fatigue vont souvent de pair, mais ici, c’est aussi une question de saison. L’hiver est propice à nous faire ressentir plus fatigué pour diverses raisons. On a  des perturbations hormonales liées au manque de lumière, une dépense énergétique accrue due au froid et  des carences nutritionnelles et métaboliques, comme le manque de vitamine D, toujours à cause de lumière, et une consommation de plats plus riches tout en mangeant moins de fruits ou légumes frais, donc moins de vitamine C. 

Et donc, même si les jours s’allongent, on est clairement dans une période où le risque de s’endormir au volant est plus grand en raison de la fatigue hivernale, qui va s’additionner aux causes non saisonnières.  Rappelons donc quelques conseils de base. 

Et tout d’abord, respecter ses besoins en sommeil. Trainer sur des écrans au point de rogner sur le nombre minimal d’heures de sommeil est ce qui va le plus jouer sur le risque d’endormissement au volant. On a tous un nombre minimal à respecter, qui varie selon l’âge et le sexe. 

A côté de cela, la fatigue va aussi vous jouer de plus mauvais tours à deux moments-clés, à savoir le milieu de l’après-midi et le milieu de la nuit. Ce qu’on mange ou, bien entendu, ce qu’on boit peut aussi influer négativement. Attentions aux repas lourds et à l’alcool. Et n’oublions pas non plus les médicaments, beaucoup peuvent provoquer de la somnolence. 

Sur la route, que l’on soit déjà un peu fatigué ou pas, il faut écouter son corps et ne pas hésiter à faire autant de pauses que nécessaire, agrémentées d’une courte sieste. Continuer quand les yeux picotent, que les paupières sont lourdes, que la nuque se raidit, etc. , c’est prendre un bien trop grand risque. Même un conducteur qui se croit non fatigué a intérêt à s’arrêter au plus tard toutes les deux heures pour s’aérer et faire un peu bouger son corps. 

En résumé, la fatigue guette chaque conducteur, mais en hiver, elle peut se manifester plus rapidement. Restons prudents, soignons-nous bien et faisons des pauses autant que nécessaire pendant la conduite ! 

 

Commissaire Olivier Quisquater
Police de la Route

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