Démantèlement d’une organisation criminelle qui importait de la drogue et en blanchissait les revenus: Trois tonnes de cocaïne interceptées à Rotterdam
Bruxelles, le 6 mars 2026 – La Police Judiciaire Fédérale (PJF) de Flandre orientale a mis hors d’état de nuire une bande suspectée d’importer de grandes quantités de cocaïne et d’en blanchir les revenus. Plus de trois tonnes de cocaïne ont été interceptées dans le port de Rotterdam. Dix-neuf perquisitions ont été menées et ont permis l’arrestation de onze suspects.
Enquête initiale
L’enquête a été initiée à la suite de soupçons de blanchiment dans le milieu criminel, dans la région de Saint-Nicolas. Le parquet de Flandre orientale a alors chargé la Police Judiciaire Fédérale de poursuivre l’enquête, sous la houlette du juge d’instruction de Termonde.
Enquête subséquente : importations depuis l’Équateur
L’enquête subséquente a révélé l’existence d’une bande suspectée de contribuer activement à l’importation de stupéfiants via les ports européens. L’organisation utilisait vraisemblablement différentes lignes de transport maritime depuis différents continents.
Début 2026, lors du contrôle d’un navire dans le port de Rotterdam, le team HARC* néerlandais a fait la découverte de plus de 3 000 paquets de cocaïne. La drogue, dissimulée sous une cargaison de riz, se trouvait à bord d’un porte-conteneurs en provenance d’Équateur et à destination de la Belgique. Plus de trois tonnes de cocaïne ont été saisies. Des liens avec l’enquête menée en Belgique sont alors apparus.
L’enquête subséquente, menée en collaboration avec les Pays-Bas, a permis d’établir que l’organisation ciblée dans le dossier belge était très probablement responsable de ces importations de cocaïne. Il est par ailleurs vraisemblable que l’organisation disposait également d’un réseau pour blanchir les revenus de son trafic.
*Team HARC (Hit And Run Cargo) : partenariat entre les services de douane, les services d’information et d’enquête fiscales (FIOD), la police portuaire maritime et le ministère public néerlandais.
Intervention
À l’aube du 3 mars 2026, 19 perquisitions ont été menées sur ordre du juge d’instruction dans toute la Flandre, notamment à Saint-Nicolas, Deinze, Laethem-Saint-Martin, Zottegem, Bekkevoort, Kinrooi, Ostende, Gand et Anvers.
À l’issue de celles-ci, onze suspects ont été appréhendés. Le juge d’instruction a ordonné la comparution de sept d’entre eux, dont quatre ont été placés sous mandat d’arrêt. Les trois autres ont été libérés sous conditions strictes.
Les perquisitions ont également permis la saisie d’objets de valeur (objets de collection, montres de luxe, bijoux, pierres précieuses et vêtements de luxe) et de matériel informatique.
Lors de cette action, la PJF de Flandre orientale a reçu l’appui des Unités spéciales de la Police Fédérale, de membres des PJF d’Anvers, du Limbourg et de Louvain, des zones de police de Saint-Nicolas, Schelde-Leie, Zottegem-Herzele-St.-Lievens-Houtem et Deinze-Zulte-Lievegem, ainsi que de maîtres-chiens de la Police Fédérale. Europol et son Mobile Forensics Team ont également apporté leur appui sur le terrain.