Crime as a service : arrestation d’un fournisseur de « panneaux de phishing »
La Police Judiciaire Fédérale de Flandre orientale a arrêté, en collaboration avec Europol, un homme soupçonné de vendre des panneaux de phishing (phishing panels) à des bandes afin de leur permettre de faire de nombreuses victimes. Le suspect a été appréhendé aux Pays-Bas et remis à la Belgique, où il a été placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction de Termonde.
Enquête sur des faits d’hameçonnage
La Police Judiciaire Fédérale de Flandre orientale a mené, en collaboration avec le parquet de Flandre orientale et sous la direction du juge d’instruction de Termonde, une enquête judiciaire sur un suspect qui s’était spécialisé dans la création et la vente de panneaux de phishing. L’individu vendait ces outils via plusieurs canaux en ligne, dont Telegram, et est cité dans une série d’enquêtes en cours dans plusieurs pays européens.
Des enquêtes approfondies, menées en étroite collaboration avec Europol, ont montré que les panneaux de phishing du suspect avaient effectivement été utilisés dans plusieurs fraudes en Belgique, aux Pays-Bas et dans de nombreux autres pays européens. Revêtant de toute évidence un caractère international et organisé, ces activités ont généré des gains illégaux considérables, principalement grâce à des paiements en monnaies virtuelles.
Qu’est ce qu’un panneau de phishing ?
Un panneau de phishing est une plateforme numérique frauduleuse utilisée par un criminel pour gérer de faux sites Internet et de faux messages. Ces plateformes permettent de tromper les victimes à l’aide de faux mails ou SMS qui ont l’air authentiques et qui sont censés provenir de banques, d’opérateurs de télécommunications, de plateformes de paiement ou d’applications d’identification.
Lorsque les victimes répondent à ces messages, leurs données personnelles, leurs codes ou leurs données bancaires sont interceptés et utilisés à des fins d’escroquerie.
Un impact majeur sur les victimes
Il apparaît que les panneaux de phishing vendus par le suspect ont été utilisés dans de nombreuses affaires et qu’ils ont contribué à une multitude de faits, lesquels ont eu pour la plupart de lourdes conséquences pour les victimes. Outre des pertes financières, celles-ci sont en effet souvent confrontées à du stress et de l’incertitude ; elles perdent par ailleurs confiance dans les systèmes de communication numérique. L’impact n’est pas qu’individuel : ces fraudes minent également la confiance du public en général dans les services numériques.
Perquisition et arrestation
Dans le cadre de cette enquête, une perquisition a été menée le 26 janvier 2026 aux Pays-Bas, à l’adresse du suspect présumé – un homme âgé de 20 ans. Lors de celle-ci, les enquêteurs ont saisi plusieurs supports de données et de l’argent liquide pour un montant total d’environ 28 000 euros.
L’intéressé a été appréhendé et remis le 16 avril à la Belgique, où il a été placé en détention provisoire dans l’intérêt de l’enquête.
Restez vigilants !
Le parquet et les services de police incitent à une vigilance permanente :
• Les banques, les autorités et les entreprises ne demandent jamais de codes, de mots de passe ou de données bancaires par mail ou par SMS.
• Ne cliquez pas sur les liens figurant dans des messages non sollicités et n’ouvrez pas de pièces jointes douteuses.
• Vérifiez toujours l’expéditeur et l’URL du site Internet.
• En cas de doute, ne cliquez sur rien et contactez l’organisation concernée via un canal officiel.
Les messages suspects peuvent être signalés à l’adresse suspect@safeonweb.be. Signaler de tels faits en temps utile aide à protéger d’autres victimes potentielles.