Blanchiment d’argent : 15 perquisitions et un important patrimoine saisi lors d’une opération menée par la PJF Charleroi
Dans le cadre d’une instruction judiciaire portant sur des faits présumés de blanchiment d’argent et d’organisation criminelle, la Police Judiciaire Fédérale (PJF) de Charleroi a mené, ce mardi 29 septembre 2026, une opération d’envergure sous l’autorité d’un juge d’instruction. Quinze perquisitions ont été réalisées et un important patrimoine a été saisi ou bloqué. Deux personnes ont été placées sous mandat d’arrêt.
Une opération menée après plusieurs mois d’enquête
Après plusieurs mois d’investigations par la division financière de la PJF Charleroi sous l’autorité d’un juge d’instruction, un important dispositif policier a été déployé dès les premières heures de la matinée du 29 septembre.
Au total, 15 perquisitions ont été menées. Coordonnée par la PJF Charleroi, l’opération a mobilisé de nombreux enquêteurs, avec l’appui de la PJF Namur, le Corps d'Intervention de la Police Fédérale de Hainaut et la Direction de l'appui canin de la Police Fédérale.
L’opération a permis de saisir ou de bloquer un patrimoine conséquent, dont notamment :
- près de 165 000 euros bloqués sur des comptes bancaires et plus de 20 000 euros en espèces ;
- 8 véhicules ;
- 7 montres de luxe ;
- une arme de poing ;
- des ordinateurs, tablettes, gsm's et divers autres biens présentant un intérêt pour l’enquête.
Deux personnes ont été placées sous mandat d’arrêt pour participation à une organisation criminelle et blanchiment.
Suivre l’argent pour s’attaquer aux avoirs criminels
L’enquête porte sur un phénomène de blanchiment par compensation, dans lequel des sociétés sont utilisées pour faire circuler et recycler des fonds issus de la criminalité.
Sociétés écrans, gérants de paille, fausse facturation ou encore flux financiers sans véritable justification économique font partie des mécanismes utilisés pour donner une apparence légitime à l’argent d’origine criminelle et le réinjecter dans l’économie.
Ces montages peuvent également s’accompagner de travail au noir, de fraude sociale, de cotisations sociales impayées et de fraude fiscale. Au-delà du blanchiment, ils contribuent ainsi à alimenter l’économie criminelle tout en créant une concurrence déloyale pour les entreprises qui respectent les règles.
L’objectif de l’enquête financière est clair : suivre les flux d’argent, identifier les structures utilisées et s’attaquer au patrimoine généré par les activités criminelles.
Communiqué de presse conjoint du parquet du procureur du Roi de Mons et la Police Fédérale.