De plus en plus d’achats en ligne… et de risques

 Comme nous l’indique le SPF Economie, trois Belges sur quatre effectuent des achats en ligne, un chiffre supérieur à la moyenne européenne. Et face à ce constat, des risques existent de tomber dans des pièges. Nous vous rappelons quelques règles importantes. 

De plus en plus d’achats en ligne… et de risques

Selon les dernières statistiques du SPF Economie, 95 % des ménages belges disposent d’une connexion internet. Et bon nombre passe des commandes d’articles par ce biais. 

Si la Belgique figure en dessous des Pays-Bas (94%), de la France et du Luxembourg (plus de 80%) en matière d’e-commerce, elle dépasse néanmoins la moyenne européenne (72%).  

Les produits les plus fréquemment commandés restent : 

  • les vêtements, chaussures et accessoires (46,74 %) ; 

  • les abonnements à des services de diffusion de films, séries et sports (33,78 %) ; 

  • les tickets pour des spectacles (26,84 %). 

  • les abonnements à des services de diffusion de musique (26,69 %). 

Comme nous l’indique encore le SPF Economie dans son dernier rapport, les fausses boutiques en ligne arrivent en tête des signalements, avec 6 463 cas rapportés, soit plus d’un cinquième de l’ensemble. 

Les pratiques dénoncées concernent des soucis de livraisons ou encore de conformité, mais aussi et surtout un détournement de l’identité de véritables sites web. « Des escrocs créent des sites web frauduleux imitant des boutiques en ligne belges, en utilisant une adresse URL légèrement différente, en reprenant leurs coordonnées officielles et en affichant des prix attractifs, dans le but de tromper les consommateurs ou de nuire aux entreprises. » 

La plupart des signalements visent des sites web étrangers ou des grandes plateformes. Les escrocs se servent notamment du nom d’entreprises existantes et font croire aux victimes qu’ils optent pour des tiers pour la livraison. 

Les fausses annonces 

Les escrocs utilisent aussi les petites annonces. Pour ce faire, ils entrent en contact avec la victime via des sites spécialisés comme eBay, Autoscout, ou des plateformes comme Marketplace. Ils proposent plusieurs objets à la vente (voiture, GSM, matériel électronique, etc.) à des prix très attractifs et demandent un payement à l’avance ou via un système de transfert d'argent tel que Western Union ou MoneyGram. Et dès que l'argent est versé, le vendeur disparaît dans la nature.  

Un faux… acheteur 

Une autre forme d’arnaque consiste à se faire passer pour un acheteur lors d’une vente en ligne sur un site de petites annonces. L’escroc ne discute pas le prix et propose de payer via un système de faux chèques. La banque ne réalise pas immédiatement qu'il s'agit d'un faux et vire le montant sous réserve sur le compte du vendeur. Après une procédure de vérification de plusieurs jours, l’article est déjà envoyé, tandis que l’argent n’est finalement pas délivré au vendeur…  

Parfois, le faux acheteur peut même aller jusqu’à verser une somme plus élevée que le montant dû et demander au vendeur de lui reverser la différence, prétendant s’être trompé. Ainsi, le vendeur perdra non seulement l'objet qu'il a mis en vente, mais également une partie de son propre argent. 

Des réflexes à rappeler 

Faites preuve de vigilance et adoptez ces réflexes : 

  1. Méfiez-vous des offres trop belles pour être vraies ; 

  2. Veillez à bien identifier le vendeur et vérifiez ce qu’on en dit sur le net (les avis ont-ils l’air vrais ou sont-ils trop parfaits ?) 

  3. Contrôlez la fiabilité du site de vente : son URL (parfois, un changement d’une lettre dans une adresse peut faire la différence !), son lieu d'implantation, sa date de création (une création récente peut constituer un indice de faux), avant de procéder à l’achat ; 

  4. Evitez de communiquer des informations personnelles telles que des documents d'identité et des données bancaires qui pourraient être utilisées à des fins criminelles ; 
     

  5. Si vous repérez une tentative de fraude, signalez-la à suspect@safeonweb.be, ne payez rien et coupez tout contact avec les escrocs ; 
     

  6. Si vous êtes victime, portez plainte auprès de la Police Locale. N'oubliez cependant pas de la préparer au préalable (copie d'écran, chronologie des faits, ...). Une plainte qui contient un maximum d'informations a plus de chance d'aboutir. 

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En savoir plus : https://www.police.be/5998/fr/a-propos/campagnes-de-communication/campa…