❄️ Neige et verglas : pourquoi le risque augmente fortement sur nos routes
Ce mercredi 7 janvier, le commissariat s’est réveillé sous la neige, à l’image de la majorité du pays. Un décor hivernal qui peut sembler paisible, mais qui modifie profondément les conditions de circulation. Dès les premières chutes de neige ou la formation de verglas, la route devient plus imprévisible et exige une vigilance accrue de la part de tous les usagers.
Sur une route enneigée ou verglacée, la distance de freinage peut être multipliée par trois à cinq, même avec des pneus récents. Les systèmes d’aide à la conduite (ABS, ESP, antipatinage) améliorent la stabilité, mais ils ne créent pas d’adhérence là où il n’y en a pas. En d’autres termes : la technologie aide, mais elle ne compense pas une vitesse inadaptée.
Des situations à risque souvent sous-estimées
De nombreux incidents surviennent dans des situations apparemment banales :
- freinage léger à un feu ou à un carrefour,
- redémarrage en côte,
- virage pris “comme d’habitude”,
- route partiellement dégagée donnant une fausse impression de sécurité.
Les zones les plus problématiques restent les ponts, les routes boisées, les zones ombragées et les entrées de villages, où le gel persiste plus longtemps.
Prévenir plutôt que subir : les bons réflexes
En conditions hivernales, la prévention repose avant tout sur l’anticipation et l’adaptation du comportement :
- Observer loin devant pour anticiper bien avant d’agir
- Freiner tôt et progressivement, en privilégiant les lignes droites
- Limiter les manœuvres simultanées (freiner et tourner en même temps)
- Accepter de réduire le rythme, même sur un trajet familier
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En cas de perte d’adhérence, éviter les réactions brusques et relâcher progressivement les commandes
La sécurité, une responsabilité partagée
Chaque conducteur doit adapter sa conduite non seulement pour sa propre sécurité, mais aussi pour celle des autres usagers : piétons, cyclistes, transports publics et services de secours.
Lorsque les conditions deviennent trop incertaines, reporter un déplacement non essentiel reste une décision responsable. En hiver, la meilleure prévention commence souvent avant même de prendre le volant.