Une opération contre un marchand de sommeil à Schaerbeek

Suite à une demande de la commune de Schaerbeek de contrôler l’agencement d’un bâtiment, la Zone de Police de Bruxelles Nord a identifié une situation de type « marchand de sommeil ». Le 22 février dernier, lors d’une opération de contrôle, les services de police, la commune de Schaerbeek et l’Inspection régionale du logement ont dresser différents procès-verbaux contre un potentiel marchand de sommeil.

Foto PolBruno Ilho

Au départ c’est le nombre de demandes de domiciliation pour une maison unifamiliale qui a mis la puce à l’oreille de l’Administration Communale de Schaerbeek. Dans le cadre de ILHO, un dispositif commun entre PolBruNo et Schaerbeek pour lutter contre le mal-logement, les inspecteurs de quartier ont alors procédé à différents contrôles menant à l’ouverture d’un dossier judiciaire de type « marchand de sommeil ».

En effet, la maison unifamiliale avaient été divisées en plus de 15 entités, des caves au grenier, et dans des conditions d’insalubrité manifeste. Les victimes de ce marchand de sommeil, par ailleurs souvent dans des situations de vulnérabilité très grande, devaient toutes payer un loyer au propriétaire du bâtiment.

La lutte contre les marchands de sommeil est un travail d’enquête de longue haleine qui est facilité par la bonne collaboration entre les services publics. C’est dans cette optique que l’opération conjointe a été organisée le 22 février Rue de Hoogvorst à Schaerbeek.

Les contrôleurs de l’urbanisme de la commune de Schaerbeek ainsi que ceux de l’Inspection Régionale du Logement ont pu constater et dresser des PV pour de l’insalubrité et pour de nombreuses irrégularités à leurs réglementations. Les logements surnuméraires pourront être taxés.

Des auditions des victimes du supposé marchand de sommeil ont été réalisées par la police et complèteront le dossier judiciaire en cours. Cette opération est une étape importante dans la procédure judiciaire de lutte contre un suspect de type « marchand de sommeil ».

Les différents services publics poursuivront leurs démarches afin de protéger les victimes contre le mal-logement.