GAIA - Sensibilisation: Les animaux enfermés dans les voitures

Lorsqu'on constate qu'un animal a été abandonné dans sa voiture, la police ou les pompiers doivent se rendre sur les lieux le plus tôt possible. Des températures élevées peuvent en effet s’avérer extrêmement dangereux pour un chien. Ce dernier est moins apte à éliminer la chaleur corporelle qu’un être humain puisqu’il transpire uniquement à l’aide de ses pattes et de son museau. Son corps retient la chaleur et cela le fait surchauffer plus rapidement.

Premier inspecteur en chef de la police d’Ostende, Alain Peeters, enseigne le bien-être animal à l’école de police et explique :

Le plus important est que l’équipe d’intervention se rende surplace (si elle n’est pas disponible, on peut déjà envoyer les pompiers) et sorte le chien de la voiture. C’est leur devoir étant donné qu’ils doivent faire cesser cette infraction (En région bruxelloise, infraction à l’article 1 de la loi du 14 août 1986 relative à la protection et le bien-être des animaux) punie par la loi

Pour ce faire, plusieurs options se présentent en fonction de l’urgence :

*Via l'adresse publique (haut-parleur du véhicule de service), annoncer le propriétaire de la voiture avec la plaque d'immatriculation… ;

* Contacter le propriétaire par téléphone via le centre de communication à l’aide de la plaque d'immatriculation et des bases de données dont nous disposons ;

* Faire appel à un service de remorquage qui vient ouvrir le véhicule (le remorquage à l'ombre ne suffit pas!) ;

* Briser la vitre de la voiture (car il faut faire cesser l’infraction) et évacuer le chien.

Ensuite, faire baisser la température du chien (le mettre à l'ombre, en alternant des chiffons humides sur la poitrine et dans l'aine),  et le faire boire.
En cas de situation préoccupante, il est possible de faire appel à un vétérinaire.
Le chien s’étant retrouvé dans une situation de danger aigu, cela constitue un motif suffisant pour confisquer l'animal.

Un PV doit toujours être établi. En ce qui concerne la Wallonie, en vertu du Code du Bien-être animal : Art. D.105. § 1er,  commet une infraction de deuxième catégorie au sens du Livre Ier du Code de l’Environnement, celui qui :

1° se livre, sauf pour des motifs légitimes, à des actes qui ont pour conséquence de faire périr un animal sans nécessité ou de lui causer sans nécessité des lésions, mutilations, douleurs ou souffrances.
En vertu également du Code de l'Environnement : [Art. D.151. § 1er. Les infractions aux [dispositions visées à l'article D.138, [sauf l'alinéa 1er, 18° et 19°](3)](2), sont réparties en quatre catégories.

Les infractions de première catégorie sont punies d'une réclusion à temps de dix ans à quinze ans et d'une amende d'au moins 100.000 euros et au maximum de 10.000.000 euros ou d'une de ces peines seulement.
​Les infractions de deuxième catégorie sont punies d'un emprisonnement de huit jours à trois ans et d'une amende d'au moins 100 euros et au maximum de 1.000.000 euros ou d'une de ces peines seulement.Le propriétaire doit être interrogé. Il convient également de demander s'il/elle est disposé(e) à rembourser les frais. Toujours vérifier la situation à la maison du chien. C’est le bourgmestre qui a le pouvoir d'ordonner la saisie de l’animal, bien que la police peut prendre toutes les mesures qui s’imposent pour mettre fin à l’infraction. Le bourgmestre à la compétence de décider de la destination (refuge) de l’animal saisi.

GAIA remercie d’avance tous les services de polices et les personnes qui souhaitent être vigilants ! 

Gaia fortes chaleurs