La somnolence, cet ennemi invisible sur la route des vacances

Qui n’a jamais pris le volant après avoir fait la fête toute la nuit, pour un long trajet alors qu’il se sentait fatigué ou après une longue journée de travail ? Cela nous est tous déjà arrivé au moins une fois. Hors, la fatigue au volant peut se révéler très dangereuse. Il a été prouvé qu’un conducteur ayant dormi 5h en moyenne pendant plusieurs nuits consécutives risque six fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8h en moyenne.

Les chiffres

La somnolence au volant est responsable de 10 à 20 % des accidents corporels de la circulation et de 20 à 30 % des accidents corporels survenant sur autoroutes, où les trajets sont plus monotones. La gravité des accidents qui en résultent est généralement importante puisque ils se produisent habituellement sur voies rapides et que le chauffeur victime d’endormissement ne freine pas et n’effectue aucune manœuvre en vue d’éviter l’accident.

Pas de remède miracle !

Afin d’ éviter l’endormissement au volant, il est essentiel de s’arrêter et faire une pause dès les premiers signes de fatigue : paupières lourdes, bâillements fréquents, sensation de raideur dans la nuque, difficulté à garder la tête droite,… Ouvrir la fenêtre ou baisser la température, augmenter le volume de la radio, boire une boisson énergisante ne constituent en aucun cas de véritables solutions et l’effet ne sera que de très courte durée. Lorsque le besoin de dormir se fait ressentir, inutile de lutter. Une micro-sieste de 15min reste la solution idéale !

Le saviez-vous ?

La fatigue au volant est tout aussi dangereuse que l’alcool. En effet, Prendre le volant après une nuit blanche équivaut à prendre la route avec un taux d’alcool de 1g (l/sang) ce qui multiplie par 4 à 5 le risque d’accident. Alcool ou fatigue, le chauffeur voit ses facultés fortement altérées : diminution de la vigilance, inattention, difficulté à conserver sa trajectoire, temps de réaction et réflexes plus lents, moins précis.

Petits conseils 

  • Evitez de prendre le volant pendant les périodes les plus à risque : entre 2h et 5h et entre 13h et 15h.
  • Evitez les repas trop riches, les lipides et glucides favorisent la somnolence (entre 30 min et 1h après absorption).
  • Evitez de mettre le chauffage à fond dans l’habitacle de la voiture.
  • Lors de longs trajets, faites une pause toutes les 2h. Préparez votre itinéraire à l’avance en repérant les aires de repos. La veille du départ, dormez suffisamment.
  • Last but not least : Arrêtez-vous dès les premiers signes de fatigue et faites une sieste de 15min.

Et n’oubliez pas : « plus vous êtes reposé, mieux vous conduisez » !