Puis-je refuser l'alcootest ?
Lors d'un contrôle routier, vous êtes tenu de vous soumettre à un alcootest à la demande des services de police. Un refus sans motif légitime constitue une infraction et peut entraîner des sanctions, notamment une interdiction temporaire de conduire et un retrait immédiat du permis.
En cas de motif médical valable empêchant la réalisation du test, une autre procédure, notamment une prise de sang, peut être envisagée.
Depuis le 1er mai 2024, il n'est plus possible de demander un délai d'attente de 15 minutes avant de souffler. Les appareils modernes permettent de tenir compte de la présence éventuelle d'alcool dans la bouche.
Quels sont les résultats possibles ?
Le test d'haleine peut indiquer trois résultats :
- S (Safe) : le résultat est inférieur au seuil légal de 0,22 mg/l d'air alvéolaire expiré (AAE), soit 0,5 g/l de sang. Un seuil inférieur s'applique aux conducteurs professionnels.
- A (Alarme) : le résultat indique un taux d'au moins 0,22 mg/l et inférieur à 0,35 mg/l d'AAE.
- P (Positif) : le résultat indique un taux égal ou supérieur à 0,35 mg/l d'AAE.
En cas de résultat A ou P, une analyse d'haleine est effectuée afin de déterminer précisément le taux d'alcool.
Quelles sont les conséquences ?
Depuis le 1er juillet 2026, une alcoolémie atteignant le seuil légal entraîne une interdiction temporaire de conduire de 12 heures, susceptible d'être prolongée si un nouveau contrôle le justifie.
À partir de 0,35 mg/l d'AAE, un retrait immédiat du permis de conduire pour une durée de 15 jours est également prévu dans le cadre des directives applicables.
Des amendes et des poursuites judiciaires peuvent s'ajouter à ces mesures.
Le conseil sécurité de notre zone de police :
si vous avez consommé de l'alcool, ne prenez pas le volant. Privilégiez un conducteur sobre, les transports en commun ou un taxi.