Alcool interdit sur les aires d'autoroute entre 22H00 et 6H00

Un arrêté de Police a été signé ce mercredi 26 août par le Gouverneur de la Province de Hainaut, Tommy Leclercq, qui a décidé d’interdire la vente de boissons alcoolisées dans les magasins des stations-service du réseau autoroutier entre 22 heures et 6 heures, ainsi que la consommation d’alcool sur leurs parkings, aux mêmes heures.

Cette décision, il l’explique par l’apparition d’un phénomène nouveau pour le moins problématique et dangereux : « Cela fait déjà plusieurs fois que la police m’informe de rassemblements de personnes sur les parkings des aires d’autoroute pour y faire la fête », explique-t-il. La raison ? Les night-shops fermant désormais à 22 h et les cafés à 1 h, il n’y a plus que les magasins des aires d’autoroute qui vendent encore des boissons alcoolisées en pleine nuit.

« Ce sont des groupes d’une trentaine voire d’une quarantaine de personnes qui ne respectent pas les distances sociales et qui consomment de l’alcool », poursuit Tommy Leclercq. « Lorsque les forces de l’ordre arrivent, leur comportement est défiant et ils cherchent à provoquer. Mais ce n’est pas le seul problème. En voyant la police, ils repartent en voiture, sur l’autoroute et sous l’emprise de l’alcool. Sous cette influence, certains veulent même faire des courses ! »

Quitter une aire d’autoroute ne peut en effet se faire qu’en voiture. Faire intervenir la police pour non-respect des distances de sécurité n’était donc pas suffisant. « Nous risquons d’avoir des décès violents causés par des accidents de voiture », déplore le gouverneur. « Cette mesure est prise pour éviter un drame. » D’autant que, rapporte-t-il, ces phénomènes, qui sont déjà remontés plusieurs fois à ses oreilles, se sont intensifiés ces derniers jours.

Comme pour les autres mesures, toute infraction à ces nouvelles règles entraînera des sanctions. Dans le cas de la consommation d’alcool sur les aires d’autoroutes entre 22 heures et 6 heures, une peine de prison jusqu’à 14 jours et/ou une amende jusqu’à 200 euros (montant non indexé) sont possibles. Des maxima qui pourront être doublés si l’infraction est commise en bande.

 

Extrait du journal La Province du 26/08/2020