📢 guichet virtuel en 3D
Une première en Wallonie ! Courant de ce premier semestre 2021, les administrations communales d’Ans et de Saint-Nicolas se verront équipées d’un guichet digital 3D de la police. Un gain de temps et d’argent pour tous, sans déshumaniser le service.
Le nouvel hôtel de police de la zone d’Ans/Saint-Nicolas devrait être opérationnel d’ici le mois de novembre de cette année. Une infrastructure full-équipée, fonctionnelle, moderne et performante sur le plan énergétique qui deviendra sans conteste l’une des plus équipées en région liégeoise.
Et qui rassemblera toutes les forces vives (environ 120 membres du personnel) en un seul et unique lieu. Mais il n’empêche, une proximité doit être maintenue avec le citoyen et il est clair que Christophe Dekens, le chef de corps, et les bourgmestres des entités concernées y tiennent absolument. Raison pour laquelle un accueil sera conservé à Saint-Nicolas, dans les bâtiments actuels de l’administration communale, mais qu’un service sera également installé aussi, à la commune d’Ans.
« Si le nouvel hôtel de police va centraliser les services, nous ne voulions clairement pas perdre cette proximité et rester humanisés », introduit le chef de corps. « Mais il ne faut pas pour autant multiplier à foison les agents, qui doivent obligatoirement rester par équipe de deux pour un accueil et pour lesquels aussi les bâtiments qui les abritent doivent répondre à toute une série de normes et de critères de sécurité pointilleux, et coûteux. Et ce n’est pas ici qu’une question d’argent, mais de rappeler surtout que quand deux policiers attendent derrière un bureau, parfois pour très peu de dépôts de plainte sur une journée, ils ne sont pas sur le terrain. »
Et une solution innovante a donc été trouvée ! D’ici quelques semaines, courant de ce premier semestre, vous pourrez constater l’arrivée d’un guichet virtuel en 3D au sein des administrations communales d’Ans et de Saint-Nicolas, à proximité du service Population.
Ce sera donc une première wallonne !
Et c’est assez impressionnant », explique Gregory Philippin, bourgmestre d’Ans mais par ailleurs président du collège de police. « Donc ce n’est pas du tout une simple machine totalement déshumanisée, ni même un système réduit à celui d’une visio-conférence. C’est toute une installation qui vous permet d’avoir un entretien en direct avec un agent de police, présent lui au sein du commissariat et voué à cette mission. »
Un exemple, si un citoyen se fait voler sa carte d’identité, il doit le signaler à la commune pour en refaire une nouvelle, mais aussi déposer une plainte à la police. Ce n’est parfois pas toujours simple ou confortable de faire toutes les chaumières, surtout en fonction des horaires. Ici, en vous rendant à la commune, vous pourrez donc faire directement votre dépôt de plainte sur place aussi, et avec un policier. Le contact visuel est bluffant, comme si vous étiez réellement devant lui.
Dans le cas de figure précité, le citoyen pourra donc expliquer en détail toute la situation qu’il traverse et mener une discussion « classique » avec l’agent. Ce dernier rédigera directement le procès-verbal et sa version imprimée ressortira illico du guichet utilisé par le plaignant, qui pourra aussitôt le signer et le renvoyer au moyen d’un scan. « Tout est très bien expliqué, c’est très simple d’utilisation », C’est à la portée de tous », ajoute Christophe Dekens, « d’autant que le service population est juste à côté au besoin et peut venir aider. »
Une solution unique donc, « qui n’a clairement pas pour but de faire des économies sur la virtualisation » mais bien d’apporter un service supplémentaire aux gens, pour des raisons également de mobilité et de facilité, « et d’assurer encore plus de patrouilles sur le terrain ». Un service qui, évidemment, est totalement gratuit.