Les frelons asiatiques sont-ils dangereux ?

Friand d’insectes qu’il capture au vol, le frelon asiatique est suspecté d’être un grand prédateur de nos ruchers. Comment le reconnaître et que faire en sa présence ?

© Deposit photos

Quelles nuisances, quel danger ?

Comme son nom l’indique, le frelon asiatique provient de régions d’Extrême-Orient. D’abord apparu en France, il s’est ensuite assez rapidement répandu sur le territoire européen. On constate sa présence en Belgique depuis 2016.

C’est un insecte diurne qui n’est en fait pas plus dangereux que notre frelon indigène.

Le frelon asiatique est plus petit d’environ 1/2 cm que notre frelon. Il est aussi de couleur plus sombre, sauf ses pattes qui ont les extrémités jaunes. Son nid le plus important est généralement situé dans les hauteurs des arbres. Il n’est pas agressif pour l’homme sauf si ce dernier pose son pied ou sa main dessus ou s’il se promène à proximité du nid.

Excepté pour les personnes allergiques, son venin est moins virulent que celui de l’abeille mais il est douloureux car enfoncé profondément.

Le frelon asiatique devient effectivement dangereux s’il sent son nid menacé. Dans ce cas, tous les occupants du nid (ils peuvent être des centaines) attaquent en même temps. Cette attaque massive peut alors être un danger mortel pour l’homme.

Contrairement aux frelons européens qui coexistent depuis longtemps avec les abeilles, les frelons asiatiques capturent des abeilles et autres insectes non nuisibles pour nourrir leur couvain. Leur forte prédation sur les abeilles, surtout en fin d’été, nuit de plus en plus à l’apiculture. Le frelon asiatique est officiellement reconnu comme une espèce invasive dont les nids doivent être éradiqués.

Un cycle de vie annuel

Les frelons asiatiques produisent deux nids. Le premier est construit au printemps, il est de petite taille et abandonné vers le mois de juin. Le second en été (juin-octobre) est de grande taille, souvent dans les arbres à plus de 10 mètres de haut, et abrite une colonie beaucoup plus importante. Ce nid secondaire est déserté fin de l’automne et définitivement délaissé. Seules les jeunes reines survivent à la période hivernale.

Le nid secondaire ressemble à un ballon de football de couleur grisâtre. Il se reconnaît assez facilement car le trou d’entrée est situé latéralement. Le nid de nos espèces indigènes est plus allongé et présente un large trou d’entrée situé en-dessous.

Quel comportement adopter en sa présence ?

  • Si vous remarquez un frelon asiatique, il vaut mieux le laisser tranquille : il fuit la présence de l’homme.
  • Éventuellement, avec beaucoup de précautions, essayez de trouver l’emplacement du nid.
  • Dès que vous avez repéré celui-ci, écartez-vous et, si possible, délimitez un périmètre de protection afin d’empêcher quiconque d’en approcher.
  • Prévenez les services de secours en formant 112. Les pompiers procéderont alors à son élimination.

Le site de la Région Wallonne est plus détaillé sur le sujet. Vous y trouverez des photos d’identification et, surtout, un formulaire d’encodage des observations.

Jean-Paul CHARLIER
Commandant des services d’incendie er

Sources :
http://biodiversite.wallonie.be/fr/le-frelon-asiatique.html?IDC=5999

https://www.cari.be/t/vespa-velutina/   (CARI asbl)

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/433589  (Museum d’Histoire Naturelle, Paris)

®SECUNEWS