Assistance policière aux victimes - Police Locale de Charleroi et Police Locale de La Louvière

L'accueil respectueux, correct de tout citoyen, l’information et une orientation adéquate constituent une obligation pour le policier quel que soit le service ou la fonctionnalité dans laquelle l’intéressé est affecté (au guichet, en intervention, au téléphone, en maintien de l’ordre…).

En ce qui concerne la notion de victime, son statut a évolué au cours des années. Les manquements observés lors de l’enquête sur la disparition de Julie et Mélissa en 1995-1996 ont engendré un bouleversement au sein de la justice belge. Le manque de considération vécu par les familles a constitué pour elles un véritable traumatisme.

 

Points marquants de son évolution

Depuis 2001, l'assistance policière aux victimes s’est spécialisée et étoffée avec du personnel au profil plus psycho-social.

Les policiers apportent donc, dans un premier temps, une première assistance aux victimes notamment en leur délivrant l’information nécessaire et en les mettant en relation avec le service dénommé la plupart du temps Service d’Assistance Policière aux Victimes (SAPV). 

Autoportrait post-traumatique d’une victime de violences avant son dépôt de plainte
Autoportrait post-traumatique d’une victime de violences avant son dépôt de plainte 

 

Le cadre légal

La COL 13 du 17 juin 2013 est une circulaire relative à la politique de recherche et de poursuite en matière de discriminations et de délits de haine (en ce compris les discriminations fondées sur le sexe et le phénomène de négationnisme). Elle a pour objectif d’uniformiser les politiques de recherche et de poursuite du chef des infractions aux lois et décrets se basant sur la loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination, entre les femmes et les hommes (dite la « loi genre ») ou certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie.

Les critères dits « protégés » par la législation anti-discrimination (lois fédérales, décrets et ordonnances) sont au nombre de 19. Cela signifie que toute discrimination basée sur un de ces critères est interdite et punissable. 

Deux organismes indépendants sont créés pour défendre les victimes :

Pour la loi Anti-disciminiation et la loi Anti-racisme Pour la loi genre
UNIA

 

Institut | Institut pour l'égalité des femmes et des hommes

 

Unia : pour l’égalité, contre la discrimination

Institut | Institut pour l'égalité des femmes et des hommes

                         
 

Le rôle du policier et du CALog en ce qui concerne les interventions et l’accueil

Lorsque l’intervenant policier estime que la situation sur le terrain nécessite la présence d’un collègue spécialisé (CALog ou policier), il peut prendre contact avec le Service d’Assistance Policière aux Victimes. Après analyse commune de la situation, le collaborateur décide de l’opportunité de sa descente sur les lieux ou d’une visite ultérieure de la victime.

Celui-ci proposera la marche à suivre pour une prise en charge/orientation optimale.

Exemples de situations (énumération non exhaustive) :

  • accidents graves ;
  • braquages/vols avec violence, menaces par arme, prises d'otages, … ;
  • violences intrafamiliales, morts violentes, suicides, … ;
  • faits de mœurs (viol, tentative de viol, attouchements et/ou abus sexuels).

 

Les interventions ou l'accueil qui concerne les « discriminations »

Lors du dépôt de plainte ou de l’intervention, le policier informe la victime qu’elle reçoit ou va recevoir un courrier spécifique pour effectuer un signalement auprès des organismes précités (UNIA et IEFH). Ils pourront ainsi reprendre contact avec elle et exercer éventuellement une action devant le tribunal en se déclarant partie civile. Le Service d’Assistance Policière aux Victimes informé par le dossier guidera la victime dans ses démarches psychologiques.

Assistance policière aux victimes

Les profils recherchés

En tant que policier, vous êtes capable d’écoute, d’empathie, de considérer la victime sans faire de jugement ou encore d'apporter des solutions aux problèmes rencontrés.

En tant que CALog (psychologue, assistante sociale, …), vous êtes capable d’un soutien, d’un accompagnement, de trouver des solutions pour une reconstruction de la victime.

Si vous estimez correspondre à ces profils, n’hésitez pas à nous rejoindre !

 

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