Unités spéciales

La Direction des unités spéciales (DSU) accomplit des missions d'appui spécialisé. N'agissant jamais d'initiative, elle n'intervient qu'après en avoir reçu l'autorisation formelle d'un bourgmestre ou d'un procureur. 

Pour exécuter ses missions, DSU dispose d'une unité centrale à Bruxelles et d'unités déconcentrées à Anvers, Charleroi, Gand et Liège. 

La devise de DSU est Ultima Ratio, ce qui signifie littéralement "le dernier argument". L'idée qui se cache derrière cette expression latine est que lorsque tous les moyens policiers disponibles se sont révélés insuffisants, il faut alors faire appel au "dernier recours", en l'occurrence les Unités spéciales. Les moyens et techniques dont dispose DSU sont en effet assez radicaux.

En résumé, DSU est responsable de l'organisation, de la gestion, de la direction, de la coordination opérationnelle et de l'exécution :

  • des méthodes particulières de recherche "observation" et "infiltration" ;
  • d'autres méthodes de recherche comme les contrôles visuels discrets et les écoutes directes ;
  • des missions spécialisées de surveillance et d'intervention ;
  • de la gestion des facilités techniques centrales d'interception des télécommunications.

DSU intervient par ailleurs dans des situations de crise telles que les prises d'otages, les enlèvements, les Fort Chabrol (personne retranchée dans un bâtiment) et d'autres opérations de grande envergure.

DSU - heli

 

Points marquants de son évolution

D'une prise d'otages dramatique...

Après la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1972, la Belgique décide de créer la brigade Diane (du nom de la déesse romaine de la chasse). Conçue au départ comme une unité d'intervention, la brigade Diane est rebaptisée un peu plus tard "Escadron spécial d’intervention" (ESI).

Au début des années quatre-vingt, l'ESI accueille en son sein une unité d'observation.

En 1983, le service exécute un nombre croissant de missions et se développe considérablement. Les premières femmes rejoignent également le groupe.

Dans les années 1984-1985, la Belgique doit affronter une vague d'attentats perpétrés par les CCC (Cellules Communistes Combattantes) et les tueurs du Brabant wallon. En réaction directe à ces événements, des unités décentralisées appelées POSA (Protection, Observation, Support et Arrestation) sont mises sur pied afin de répondre aux nombreuses demandes d'appui de l'ESI. Chaque POSA est en charge de deux provinces, à l'exception du Brabant. En 1992, les quatre unités POSA sont intégrées dans l'ESI.

Aujourd'hui, l'ESI, rebaptisé "Direction des unités spéciales" (DSU) depuis la réforme des polices, est l'un des groupes d'intervention antiterroristes les plus efficaces au monde, à l'instar du GSG9 en Allemagne ou du GIGN en France, avec lesquels il entretient d'excellents contacts.

 

... à la digitalisation et l'innovation

Combien de numéros de téléphone connaissez-vous par cœur ? Un seul ? Celui de vos parents ou de votre partenaire, sans doute... Et combien de contacts avez-vous enregistrés dans votre téléphone portable ? 50, 100, 200, ou plus encore ? Combien d'adresses mail avez-vous ? Combien de comptes en ligne ?

Voici déjà plus de 20 ans – depuis 1996 pour être précis – que la National Technical and Support Unit (NTSU) des Unités spéciales est responsable de l'observation et de l'interception des (télé)communications. À l'image de la société, ce service évolue parallèlement au monde digital, dont la rapidité et la complexité ne cessent de croître. À chaque innovation de Google, Facebook, Proximus..., les ingénieurs, informaticiens et policiers des Unités spéciales entament eux aussi une réflexion afin de découvrir comment utiliser ces nouveautés dans les enquêtes judiciaires. 

Les prochaines décennies seront sans nul doute captivantes en termes d'innovation : véhicules "intelligents", 5G... Bref, les défis ne manqueront pas ! Les Unités spéciales fêteront leur 50e anniversaire en 2022 !

DSU camouflage

 

Les profils recherchés

Vous voulez faire partie des Unités spéciales ?

Vous êtes résistant au stress, flexible et discret ? Vous êtes animé par un esprit d'équipe fort et une grande disponibilité ?

Alors, n'hésitez pas ! Tous les profils et tous les backgrounds sont les bienvenus.

Vous travaillez déjà à la Police Locale ou à la Police Fédérale ? Vous pouvez alors passer par la mobilité interne afin de postuler à un poste vacant.

Vous ne travaillez pas encore à la police ? Dans ce cas, il vous faudra d'abord suivre la formation de base au sein d'une école de police. Vous pourrez ensuite postuler auprès de la Direction des unités spéciales (DSU) via la mobilité interne.

DSU emploie également quelques collaborateurs administratifs et logistiques (spécialisés) : vous pouvez donc y travailler comme membre du personnel civil.

Tenez-vous informé des postes vacants sur le site www.jobpol.be.

 

Plus d’informations…

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