Lutte contre la délinquance économique et financière organisée

La pieuvre de la délinquance économique et financière organisée déploie ses tentacules dans de multiples domaines : le blanchiment d’argent généré par les organisations criminelles, la fraude fiscale pour payer moins d’impôts, la fraude sociale avec le travail au noir ou la perception d’allocations indues, la corruption privée et publique, les diverses formes d’escroquerie, etc. Cette forme de criminalité organisée est discrète, ne passe pas souvent dans les médias, et pourtant ce sont des milliards d’euros qui sont en jeu : 40 milliards environ d’argent sale seraient cachés sur des comptes bancaires belges, 12 milliards auraient été détournés pour la fraude sociale et fiscale en une année !

Pour traquer cet argent sale et ces fraudeurs, oubliez l’inspecteur qui croulerait sous les dossiers papiers et qui passerait ses journées à éplucher des bilans comptables. Le travail d’analyse demande autant de travail de bureau que d’action sur le terrain.
Dans une enquête « EcoFin », tous les moyens sont mis en œuvre pour collecter des preuves. Les plus classiques perquisitions, surveillances, vérifications, auditions sont très fréquentes. On peut aussi faire appel à des techniques particulières plus délicates comme le recours à des « indics » ou à des écoutes téléphoniques.

L’objectif final ? Frapper là où cela fait mal, à savoir « au portefeuille » des criminels. En clair, cela se traduit entre autres par des saisies de tous types en cours d’enquête : blocage de comptes en banques, argent cash, biens mobiliers (voitures, œuvres d’art, bateaux, etc.), bien immobiliers (maison, château, hôtels, commerce, etc.). Le magistrat décide ce qu’il advient des biens et une grande partie est vendue : les bénéfices issus des ventes reviennent à l’État.
Une lutte contre la délinquance économique efficace gagne sur deux fronts : elle décourage les auteurs de commettre leurs méfaits en Belgique d’une part, elle « rembourse » les citoyens d’une partie des sommes détournées d’autre part.

EcoFin

 

Points marquants de son évolution

Depuis une bonne dizaine d’années, le job a changé même si l’objectif majeur du criminel, lui, est resté semblable : s’enrichir toujours plus !

L’évolution des métiers EcoFin tient notamment à celle de la criminalité grave et organisée qui s’est internationalisée, tout en devenant polycriminelle.

Dans les cas de blanchiment d’argent, il est rare que les pistes suivies lors d’une analyse se limitent aux frontières belges. Les organisations criminelles ont su tirer profit de la numérisation des outils : l’argent sale ne circule plus seulement dans des valises de cash, il emprunte aussi la forme d’innombrables transactions financières internationales virtuelles.

La criminalité organisée diversifie ses activités, ce qui complique aussi l’analyse. Une même enquête peut révéler plusieurs types de fraudes,  différents types de crimes. L’enquêteur EcoFin est devenu un pluri-spécialiste, qui doit être capable de repérer différentes malversations. Les équipes sont elles aussi pluridisciplinaires pour enrichir les connaissances disponibles et permettre une agilité au moins égale à celle des malfrats.

Les autorités de notre pays ont compris ce changement. La dimension « follow the money » est désormais une des priorités des accords de gouvernement et plans nationaux successifs. L’enquête pénale s’est transformée, adoptant une approche orientée « butin »  et incluant aujourd’hui pleinement la récupération des avoirs criminels.

EcoFin

 

Les profils recherchés  

Différents profils collaborent au sein des unités EcoFin. Des policiers opérationnels et des civils, issus de formation diverses et avec des niveaux de diplômes de la fin de secondaire jusqu’au master. La formation initiale est complétée par un large éventail de formations spécialisées en interne, ce qui ouvre la voie à des évolutions professionnelle diverses.

Tu es diplômé en sciences économiques, en comptabilité, en sciences commerciales, en criminologie, en politique économique et sociale, en fiscalité, en droit, etc. ?
Tu as la volonté de combattre le crime organisé, car il met à mal notre économie, nos institutions et nos valeurs démocratiques ?
Tu souhaites un job où la routine n’existe pas, où tu es amené à coopérer avec différentes unités de la Police Judiciaire Fédérale ?
Tu souhaites donner un sens à ta vie professionnelle en choisissant un job qui mêle l’action et la réflexion ?
La Police Judiciaire Fédérale est faite pour toi !

 

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