Direction centrale de la police technique et scientifique

La Direction centrale de la police technique et scientifique (DJT) est une unité spécialisée au sein de la Police Fédérale. Elle effectue des missions de soutien et d'expertise forensique (méthodes d’analyse fondées sur les sciences, NdlR) au profit d’autres composantes de la police, des autorités judiciaires et administratives ainsi que de partenaires externes (Office des étrangers, prisons, etc.).

Quand on dit « police technique et scientifique », on pense immédiatement aux séries comme Bones, les Experts, NCIS, … En fait, la DJT va encore plus loin !

Composée de neuf services, elle offre des expertises et des techniques de pointe allant des sciences « dures » (chimie, biologie, etc.) aux sciences « douces » (criminologie, psychologie, etc.) en passant par des compétences artistiques moins connues du grand public (portraitistes, etc.).

Au-delà des analyses labos, la dimension humaine de la police technique et scientifique rend ses métiers passionnants : fournir un appui pour une enquête ou soutenir les parties civiles donnent la certitude d’être utiles. Ainsi, l’identification d’un corps par le service Disaster Victim Identification  (DVI) permet à une famille de faire son deuil ; le lien de confiance que tissent les portraitistes avec une victime adoucit un peu l’épreuve du portrait-robot.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les analyses effectuées par les experts prennent rarement le temps d’un épisode. Empreintes digitales, traces d’oreilles, de chaussures, d’outils, comparaisons faciales ou vidéo : aucun outil technologique ne remplace encore la finesse et le savoir-faire des humains.

Police technique et scientifique

 

Points marquants de son évolution

En 20 ans, les nouvelles technologies se sont imposées comme un véritable atout :

  • depuis 2001, le service AUDIO a connu des évolutions technologiques importantes (passage des supports physiques aux fichiers sonores numériques, ordinateurs plus performants, logiciels de meilleure qualité avec l’utilisation de l’intelligence artificielle). C’est le seul service de toute Police Intégrée à filtrer et analyser des fichiers sonores ;
  • 2001 : création de la section TAM (référent national en matière d’audition judiciaire des mineurs victimes ou témoins d’infractions) et création d’un manuel reprenant les différentes étapes à respecter lors d'une audition ;
  • 2002 : suite à l’introduction de l’Euro, mise en place d'une collaboration novatrice entre l’OCRF-M (Office Central pour la Répression des Faux – Bureau Money) et la Banque nationale de Belgique ;
  • 2003 : mise en place de la banque de données Plass-Data par le DVI qui permet la comparaison des données descriptives recueillies auprès des proches et des praticiens médicaux, et des données recueillies sur le corps des victimes ;
  • 2003 : première utilisation en Belgique de ViCLAS (Violent Crime Linkage Analyses System), base de données mœurs permettant  d’établir, sur base d’analyses, des liens entre un nouveau crime et ceux déjà répertoriés ;
  • 2005 : l’arrivée de la carte d’identité belge électronique a fait évoluer le travail de l’OCRF-D (Office Central pour la Répression des Faux – Bureau Documents) ;
  • 2008 : création d’une équipe de morphoanalystes qui analyse les traces de sang sur une scène de crime et qui a participé à l’adaptation francophone de la terminologie associée à cette discipline ;
  • 2008 : élaboration par la DJT d’une procédure pour les saisies et le dépôt au greffe des pièces à conviction (PacOs) ;
  • 2010 : mise en place d’APFIS (Automated Palm & Fingerprint Identification System) au sein du BIS (Biometric Identification Service), banque de données permettant la comparaison d’empreintes digitales et palmaires ;
  • 2014 : création par le service VIDEO d’une méthode d’analyse pour la comparaison vidéo (en présence du suspect) et la vidéogrammétrie (en utilisant une toise métrique) ;
  • 2017 : début de l’utilisation des tablettes et stylets par le service FACIAL pour la création de portraits-robots.

 

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Les profils recherchés

La DJT est composée d’opérationnels et de civils avec chacun des grades et profils différents. Ils vont de l’inspecteur au commissaire divisionnaire pour les premiers et du niveau « sortie des secondaires » au master pour les seconds. Voici une liste d’exemples de diplômes et/ou compétences intéressants pour travailler à la DJT :

  • anthropologie
  • biochimie
  • biologie
  • chimie
  • communication
  • criminologie
  • droit
  • études artistiques
  • informatique
  • management de projets
  • psychologie
  • secrétariat

 

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Plus d’informations…

 

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