La Police Fédérale belge et la Police Fédérale brésilienne préconisent la création d’équipes d’enquête mixtes dans le cadre de la lutte contre le trafic de cocaïne

BRUXELLES, le 02/10/2019. - Ces derniers jours, le responsable de la Police Fédérale brésilienne, M. Mauricio Leite Valeixo, était en visite de travail à la Police Fédérale belge. Les services de police des deux pays se sont également rendus au port d’Anvers. Au terme de cette visite, ils ont convenu de plaider auprès de leurs autorités judiciaires respectives en faveur de la création de Joint Investigation Teams, des équipes mixtes constituées d’enquêteurs des services de police belges et brésiliens. Ces teams mèneraient des enquêtes axées spécifiquement sur les organisations criminelles se livrant au trafic de cocaïne.

Rencontre Belgique - Brésil

Intensification de la collaboration

Faisant suite au voyage de service effectué par la Police Fédérale en juin au Brésil et en Colombie, cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les deux services de police afin d’intensifier leur coopération dans la lutte contre le trafic international de cocaïne. Le Brésil est un pays de transit important dans le phénomène de l’exportation illégale de cocaïne de l’Amérique latine vers l’Europe de l’Ouest. Il s’agit en effet du deuxième pays de transit de cocaïne via le port d’Anvers, après la Colombie. C’est également dans cette optique que la Police Fédérale belge et la Police Fédérale brésilienne avaient déjà signé un accord de coopération en avril 2018, lequel leur a permis d’échanger de nombreuses expertises et bonnes pratiques lors de visites d’étude et de stages.
La Police Fédérale s’investit de plus en plus dans la lutte contre le trafic de cocaïne dans les pays d’origine et de transit en Amérique du Sud. En 2018, plus de 50 tonnes de cocaïne destinées au port d’Anvers ont été saisies en Amérique du Sud.

Les enquêtes en matière de blanchiment gagnent elles aussi en importance

Les deux services de police ont déjà prévu une nouvelle rencontre, dans le but, cette fois, d’échanger leur expertise en matière de lutte contre le blanchiment. Si l’on entend réellement nuire aux organisations criminelles se livrant au trafic de drogue, les saisies de chargements de cocaïne ne suffisent pas. Il faut également mener des enquêtes financières afin de pouvoir confisquer le patrimoine qu’elles ont illégalement acquis. Enfin, les services de police belges et brésiliens se sont penchés sur la manière de renforcer leur coopération dans le cadre de la lutte contre les délits environnementaux, tels que le trafic d’espèces animales menacées et de bois illégaux.