Surfons Tranquille: Le piège du Sexting et Sextorsion ...

Cette semaine, nous évoquons à nouveau la jeune génération et ses comportements liés au numérique. L’occasion d’attirer votre attention au sujet des dérives pour lesquelles Child Focus est très souvent sollicité. Et nous commençons par le Sexting, un mot qui fait référence à ces jeunes qui font des photos sur lesquelles ils s’exposent dénudés ou en position sexy et qui, ensuite, les diffusent via des applications voire par SMS.

Des photos qui sont souvent transmises à une personne en qui ils ont confiance dans le cadre, par exemple, d’une relation amoureuse. Le problème survient quand cette photo se retrouve dans l’espace public, suite à une erreur de manipulation ou encore parce que le destinataire initial l’a partagée avec quelqu’un en qui il pensait pouvoir avoir, lui aussi, confiance. Child Focus signale qu’en 2016, ces situations correspondaient à 13 % des signalements reçus. On est passé à 22% pour 2017.

Et c’est Instagram qui est majoritairement à la base du problème. Heureusement, grâce aux contacts qui ont pu être établis avec Facebook, propriétaire de cette application, il est désormais possible d’intervenir rapidement pour essayer de bloquer les contenus.

Autre situation à problème, liée à cet environnement numérique, le Sextorsion, mot qui est en fait la combinaison des mots "sexe" et "extorsion".

Après une rencontre dans ce monde digital, on entame une discussion par messagerie interposée. Et puis, il ou elle est invité(e) à se déshabiller devant sa webcam et à se mettre en valeur.

Le chantage va ensuite commencer qui consistera à pousser la victime à verser une somme d’argent si elle veut éviter que ses images soient partagées avec toutes sa communauté.

Et comme souvent, cette communauté est très visible, la victime panique face à la situation créée.

Child Focus signale avoir reçu 39 signalements pour ce phénomène en 2017 et alors que, dans les années précédentes, les garçons étaient les seuls concernés, l’an passé, 10 jeunes filles ont aussi été piégées. La moitié de ces 39 victimes était dans la catégorie des 13/14 ans.

Il est donc extrêmement important que les parents évoquent explicitement ces situations avec leurs enfants lorsqu’ils décident de leur offrir un smartphone.