Classic 21 Sécurité : La tirette, rappel du fonctionnement

La tirette est certainement mieux comprise et mieux appliquée qu’à ses débuts, mais il y a encore des régions du pays où elle n’est pas un automatisme et suscite encore des réticences, alors qu’à Bruxelles par exemple, elle semble bien acceptée par une majorité des conducteurs. Rappelons que la tirette est obligatoire quand 2 conditions sont réunies.

Tout d’abord, il faut une situation avec une perte de bande de circulation sur la chaussée que l’on suit, que ce soit suite à des travaux, un accident ou encore un aménagement permanent de la chaussée. La bande de lancement d’une autoroute, ou l’accès à un rond-point ou à un carrefour ne sont pas des pertes de bande de circulation et vous ne devez pas y appliquer la tirette… Même si on constate qu’en cas de bouchons, les conducteurs appliquent souvent – bénévolement – une forme d’alternance à ces différents endroits.

La deuxième condition est qu’il faut une circulation fortement ralentie. Si la circulation est fluide ou est seulement légèrement ralentie, la tirette ne s’applique pas et on respecte alors les règles générales et la signalisation en place. Mais si la circulation est fortement ralentie, on applique la tirette, ce qui veut dire que les conducteurs de la bande qui disparaît et les conducteurs de celle qui continue doivent, à hauteur du rétrécissement, s’intégrer en alternance sur la bande qui continue.

C’est donc à un seul endroit, à savoir juste à hauteur du rétrécissement, et un seul véhicule à la fois, que les véhicules des 2 files s’intègrent l’un à l’autre. Ces deux conditions sont obligatoires, et donc soumises à une éventuelle sanction.

Certains usagers pensent dur comme fer que la tirette est un système qui régularise le resquillage. Mais il faut qu’ils comprennent que quand la circulation ne s’écoule plus de manière fluide en raison d’une perte de bande de circulation, il est plus profitable pour tout le monde que 2 files de moindre longueur s’intègrent harmonieusement à hauteur même du rétrécissement, plutôt que de voir les conducteurs se ranger en une seule et très longue file qui va parfois remonter très loin en amont du rétrécissement et éventuellement entraver ainsi la circulation d’autres axes routiers. Ce qu’on souhaite donc avec la tirette, c’est utiliser au mieux l’espace disponible sur la chaussée.