Manifestation des gilets jaunes

Ce samedi après-midi, la manifestation des gilets jaunes s’est déroulée comme annoncé dans les réseaux sociaux.

La Zone de Police Mons/Quévy était présente sur le terrain avec 16 policiers qui ont escorté les manifestants depuis la gare provisoire vers le centre-ville.

Au départ de la manifestation, de bons contacts avec l’organisateur ont permis d’engager un dialogue et de négocier un itinéraire.

Au fur et à mesure du parcours, de petits incidents (bagarres entre manifestants) ont éclaté via des groupes externes aux gilets jaunes se mêlant à la manifestation. L’organisateur a rapidement été dépassé et le parcours n’a plus été respecté.

Le responsable du service d’ordre a donc pris la décision d’appeler la Police Fédérale en renfort : une arroseuse et 16 policiers les ont rejoints.

Le cortège a ensuite emprunté le ring de Mons à contre-sens et s’est dirigé vers la Grand-Place. Il a été nécessaire, pour des raisons de sécurité, de les évacuer de celle-ci et de mettre en place un dispositif de protection de l’hyper-centre.

Une fois le cortège redescendu sur le ring, un renfort supplémentaire de la police fédérale est intervenu suite aux différents incidents. Au total 3 arroseuses et 72 policiers ont été déployés pour réaliser l’opération. Les manifestants ont ensuite été refoulés vers la gare.

A cet endroit, ils se sont dispersés, principalement vers les Grands-Prés.

A plusieurs reprises, des pierres, des boulons et des pétards contenant des cailloux ont été jetés sur les forces de l’ordre occasionnant 2 blessés et un véhicule de Police dégradé. De plus, les grilles du chantier de la gare ont été forcées.

15 arrestations administratives ont été opérées.

A cette occasion, un couple de passants a invectivé les policiers et a refusé de répondre à deux reprises aux injonctions qui leur étaient adressées. Il a donc été nécessaire de les repousser. Suite à quoi, une dame est tombée et s’est blessée à l’épaule.

Deux personnes arrêtées étaient en possession d’armes prohibées (couteau à cran d’arrêt et coup de poing américain). Les armes ont été saisies.

Un procès-verbal d’infraction au règlement général de police sera rédigé à l’encontre de chacune des 15 personnes arrêtées pour participation à une manifestation non autorisée et/ou pour avoir circulé avec le visage masqué.

Le bilan de cette manifestation pour la Police : un véhicule dégradé et 2 collègues blessés.

Les mesures qui ont été prises samedi en termes de maintien de l’ordre étaient  nécessaires afin d’éviter les dégâts collatéraux provoqués par ce type de manifestation spontanée, hors de contrôle et généralement infiltrée par des perturbateurs, durant lesquelles il y a lieu de craindre des incidents : embarras de circulation, piéton renversé, bagarres, dégradations aux véhicules, aux vitrines et au mobilier urbain…   

"Chacun a le droit d’exprimer ses revendications dans l’espace public, c’est un droit fondamental auquel je suis attaché", a précisé le Bourgmestre de Mons, Nicolas Martin. "Cela nécessite un minimum de règles telles que que la déclaration au préalable de la manifestation auprès des services de police, l'identification des organisateurs, l'éventuelle organisation d'un service d'encadrement interne, ... Manifestement, le rassemblement des Gilets Jaunes de ce samedi, organisé de bonne foi par des citoyens, a malheureusement été infiltrée par des personnes aux intentions moins louables. La manifestation a généré des tensions très fortes avec la police et même des actes de violence, que je condamne fermement. Rappelons que deux policiers ont été blessés alors qu'ils faisaient leur travail, ce qui est inacceptable. Les policiers ont pourtant fait preuve d'une très grande flexibilité et d'esprit de collaboration. Compte tenu des événements de ce samedi, nous veillerons à ce que les critères stricts soient respectés quant à la tenue de ce type de manifestations dans l'intérêt de la collectivité, des manifestants eux-mêmes, et des policiers qui sont présents pour assurer la sécurité publique et non pas pour mettre leur intégrité physique en danger. "